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	<title>blog de Jacques V. Lemaire, peintre. &#187; corrida</title>
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	<description>blog d'un amateur d'art, peintre lui-même.</description>
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		<title>PICASSO   HAUSSE   LE   TON  &#8211; Museo Picasso de Malaga</title>
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		<comments>http://www.jacquesvlemaire.be/blog/non-classe/picasso-hausse-le-ton-museo-picasso-de-malaga#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 21:50:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jvl</dc:creator>
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PICASSO  HAUSSE  LE  TON
Accrochage nouveau au Museo Picasso de Malaga.
 
 
Picasso avait 15 ans  ( ou peut-être 10 ? )  lorsqu’il quitta Malaga où il naquit.
Il suivait sa famille à Barcelone où son père avait été nommé professeur de dessin, après la fermeture à Malaga de l&#8217;Académie où il enseignait.
 
Il n’y retourna jamais plus.
 
J’ai cherché,  et ce blog [...]]]></description>
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<p>PICASSO  HAUSSE  LE  TON</p>
<p><strong>Accrochage nouveau au Museo Picasso de Malaga.</strong></p>
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<p>Picasso avait 15 ans  ( ou peut-être 10 ? )  lorsqu’il quitta Malaga où il naquit.</p>
<p>Il suivait sa famille à Barcelone où son père avait été nommé professeur de dessin, après la fermeture à Malaga de l&#8217;Académie où il enseignait.</p>
<p> </p>
<p>Il n’y retourna jamais plus.</p>
<p> </p>
<p>J’ai cherché,  et ce blog s’en est fait l’écho, où pouvaient se trouver  les racines de Picasso en Andalousie ou plus exactement si  Picasso  présentait des racines andalouses, les revendiquait.</p>
<p> </p>
<p>L’amour de la corrida et la passion du toro ?</p>
<p>Cela ne me paraît pas ressortir spécifiquement à l’âme andalouse : les aficionados sont répartis dans toute l’Espagne et…dans le sud de la France où, je crois, furent du reste pris la majorité des clichés célèbres montrant Picasso assistant aux Corridas,  en Arles par exemple en compagnie de Cocteau ou  de Luis Miguel  Dominigin .</p>
<p> </p>
<p>Ce que l’on appelé la     <em>Minotauromachie   ( </em>contraction des termes <em>Minotaure</em> et <em>tauromachie</em> )  ne me paraît pas davantage ressortir à l’esprit  ou  l’âme typiquement andalouse car il y a là, de même que  pour le thème de la  <em>Crucifion et la corrida, </em>lesquels<em>   me paraissent relever d’</em> une vision artisitique et plastique, une veine créatrice féconde, qui est l’apanage de Picasso en tant que créateur universel, plutôt que relever de la marque de l’origine andalouse de Picasso.</p>
<p> </p>
<p>Picasso est  pourtant né à Malaga  d’un père et d’une mère andalouses.  </p>
<p> </p>
<p>Jusqu’à l’âge de  10 &#8211; 15 ou 17 ans  - pas facile de le déterminer et les chiffres varient selon les sources, de même que les calculs sont malaisés en raison de certaines contradictions dans les données disponibles  -  , il est resté à Malaga ; enfant ,  il a joué Plazza de la Merced à Malaga, couru derrière les pigeons, accompagné son père à la <em>Malagueta, </em>la Plaza de Toros de Malaga. Il y fut scolarisé.</p>
<p> </p>
<p>Que reste-t-il de ces années de naissance,  enfance et  prime-adolescence en Andalousie, de ce lien du sang,  qui  laisseraient  traces dan son œuvre ?</p>
<p> </p>
<p>Je n’en vois pas.</p>
<p> </p>
<p>Ce n’est pas force de regarder.</p>
<p> </p>
<p>Force d’avoir cherché encore dans le tout dernier accrochage du Museo Picasso de Malaga.</p>
<p> </p>
<p>Le Musée Picasso de sa ville natale ( Malaga a  du reste bien tardé à célébrer Picasso, son Musée ne fut inauguré qu’en 2003…) a jadis présenté des accrochages peu représentatif de l’œuvre – pour rester dans un euphémisme  poli.</p>
<p> </p>
<p>Le  présent accrochage est cette fois exceptionnel.</p>
<p> </p>
<p>265 œuvres annonce le Musée ( je ne les ai pas comptées mais cela paraît beaucoup, sauf par exemple à compter tous les croquis d’un carnet dont seules deux pages sont visibles…), certaines majeures et inconnues.</p>
<p> </p>
<p>43 d’entre elles  sortent  de la Fondation  Almine et Bernard Ruiz-Picasso, avec laquelle un accord de prêt de 15 ans a été conclu ( in   <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Pablo Picasso – 43 obras</span></em></strong>,   page 11 ) .</p>
<p> </p>
<p>Quelles œuvres souligner parmi ces 43 œuvres  sortant de la Fondation Bernard Picasso ?</p>
<p> </p>
<p>Inutile malheureusement d’aller sur le site du Musée :</p>
<p><a href="http://www2.museopicassomalaga.org/00_oframeset.htm?00_obras.cfm">http://www2.museopicassomalaga.org/00_oframeset.htm?00_obras.cfm</a></p>
<p> aucune d’entre elles n’y est reproduite…</p>
<p> </p>
<p>Il n’est pas interdit de penser qu’il y a là-dessous une sombre ( forcément ) histoire de droits d’auteur et de reproduction,  que le mécénat a ses limites…</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Un très grand moment d’émotion :  <strong><em>Suzanne et les Vieillards</em></strong>,  toile de 80 x 190 cm peinte à Nice en 1955 ( Picasso avait 74 ans ) , phénoménal portrait de femme,  nue,  couchée,  enduite d’une  peinture proche des couleurs  métallisée ,  ocre et blanc, de carosserie si ce n’est celle du papier glacé..avec   en apothéose  une cuisse droite lacée de fil jaune  dérivant  d’une pièce appliquée au genou.</p>
<p> </p>
<p>Au prix du billet de Ryanair, cette peinture à elle seule vaut l’aller-retour à   Malaga.</p>
<p> </p>
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<p><a href="http://www.jacquesvlemaire.be/blog/wp-content/uploads/2011/02/P1020155-pr-blog.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1610" title="P1020155 pr blog" src="http://www.jacquesvlemaire.be/blog/wp-content/uploads/2011/02/P1020155-pr-blog-520x408.jpg" alt="" width="520" height="408" /></a></p>
<pre>photo JVL - févr 11 - <em>éponge et détergent</em> - ts droits réservés.</pre>
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		<title>CORRIDA, la Dernière Cène</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 20:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jvl</dc:creator>
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CORRIDA
 
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 PICASSO, mort du torero, 1933
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Un ancien directeur de l’institut Culturel Français de Séville me disait toujours, avec un petit sourire, qu’il ne fallait jamais aborder le sujet de la Tauromachie, on ne parle pas de la Tauromachie – ce n’était pas une boutade malgré le sourire, et il avait raison.
Inutile et dangereux.
Sujet trop sensible : les [...]]]></description>
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<p>CORRIDA</p>
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<p>.<img class="alignnone" title="MORT  DU  TORERO  1933" src="http://minotaure.m.i.pic.centerblog.net/yloz15vj.jpg" alt="" width="756" height="599" /></p>
<pre> PICASSO, mort du torero, 1933</pre>
<pre>.</pre>
<p>Un ancien directeur de l’institut Culturel Français de Séville me disait toujours, avec un petit sourire, qu’il ne fallait jamais aborder le sujet de la Tauromachie, <em>on ne parle pas de la Tauromachie –</em> ce n’était pas une boutade malgré le sourire, et il avait raison.</p>
<p>Inutile et dangereux.</p>
<p>Sujet trop sensible : les aficionados et les opposants irréductiblement inconciliables – un peu comme la guerre civile, si j’ose cette comparaison qui, sur le plan du sujet de conversation  en Espagne, répond un peu aux mêmes difficultés, aux mêmes interdits.</p>
<p> </p>
<p>Le combat de l’homme et du toro, c’est une absolue certitude, est tout à la fois un art et une boucherie sanglante.</p>
<p>Que des sévillannes, j’en connais, aimant passionnément la corrida, puissent défaillir à la vue d’une éraflure à peine teintée de rouge – ne change strictement rien aux choses.</p>
<p>La corrida est un art grandiose, séculaire, codifié, rutilant, orchestré, un art qui a son langage, ses expressions propres intraduisibles pour la plupart, un art mettant en avant le courage, l’audace, la folie parfois de l’homme ( rarement de la femme mais il existe des femmes toreros )  à genoux dans l’arène qui attend la sortie du Toro sans savoir dans quelle direction il va charger, ni comment, et qui l’ attend la <em>capote </em>à la main laquelle, s’il est toujours en vie à ce moment, va virevolter  au-dessus de sa tête lorsqu’il esquivera la charge.</p>
<p> </p>
<p>Un art où  le Toro , tel le gladiateur antique, pourra gagner sa liberté s’il a fait preuve de bravoure exceptionnelle.</p>
<p>Ainsi, j’ai vu des toreros refuser de mettre à mort un Toro qu’il estimait trop valeureux, et qui attendait soit la réprimande pour avoir  tardé, soit l’avis du Président de la Corrida qui avait enfin  compris l’intention du Torero et qui acceptait que le Toro, libre et blessé, retrouve sa campagne.</p>
<p>Blessé, mais faisant alors l’objet de mille soins pour qu’il retrouve sa santé . J’ai vu ainsi les soins particuliers que donnaient alors les vétérinaires, pansant la plaie impressionnante qui avait été laissée, surtout, par la pique du picador qui creuse un trou béant dans l’échine, entre les épaules, trou tellement béant que pendant la corrida, il n’est pas rare de voir le sang gicler à flot comme giclerait l’eau d’un seau trop rempli et secoué.</p>
<p>La corrida est donc une boucherie.</p>
<p>Je peux comprendre.</p>
<p>Mais elle n’est  pas, comme j’ai entendu ce matin un Catalan défenseur des animaux, le spectacle de la cruauté faite à l’animal.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Les toros font partie de la vie espagnole, avant d’en être de la mort.</p>
<p>Je connais des sévillannes qui, petites, faisaient le cauchemar de trouver dans le fond du couloir menant à leur chambren un toro, un toro  forcément menaçant, énorme.</p>
<p>Le Toro est partout : depuis l&#8217;antique  Toro ibérique aux accents toujours modernes qui a tant impressionné Picasso jusqu&#8217;aux images monumentales, devenues monument national, qui surgissent un peu partout dans la campagne espagnole.</p>
<p>Picasso et son picador,  dont la lance est dirigée vers le Christ en croix.</p>
<p>Picasso encore et le Minotaure. De terribles dessins  impitoyables, où – de la femme prise ou du toro preneur – on ne sait trop qui  toise  l’autre, qui l&#8217;a provoqué et qui sort vainqueur&#8230;</p>
<p>L’homme et le toro : l’homme et le danger immémorial, le danger personnifié, le danger nommé et défini.</p>
<p>Il y a le loup des contes de fée, et le Toro de la réalité quotidienne.</p>
<p> la bravoure, la résistance, le combat  &#8211; un seul vainqueur.</p>
<p>Ces toreros morts d’un coup de corne dans l’artère fémorale, tel MANOLETE  lors de l&#8217;estocade dans les arènes de Linarès.</p>
<p>Ces toreros lancés vers le ciel comme  un ballonnet, en une seconde, au moment où l’on croyait bien que tout était dit, pusiqu’on en était à la mise à mort  et que le toro, à bout de force semblait-il, baissait enfin la tête pour présenter son échine et subir le coup d’épée fatal : au moment où s’enfonçait l’épée, le torero qui avait un peu manqué l’esquive qui devait accompagner le geste final, se voyait emporté dans les airs, pitoyable, ramené à lui-même, envoyé vers la mort, la paralysie, rien parfois : le miracle alors, le saint qu’il a  invoqué avant le combat, la chance…</p>
<p> </p>
<p>La mort est tout autour,  la chance aussi, et la malchance qui l&#8217;accompagne;  le mourant n’est pas toujours celui qu’on avait désigné.</p>
<p>Vrai : Un sévillan en voiture  ne s’arrête pas au feu rouge : il  accélère.<br />Si  vous vous arrêtez, vous risquez d’être embouti.</p>
<p> Un sévillan  démarre au feu rouge ; il aime frôler la catastrophe – rien ne lui arrivera, et s’il meurt ( je veux dire : s’il accroche sa carrosserie ) ce sera avec le panache de celui qui a défié.</p>
<p>Chaque espagnol est torero, chaque femme  l’est aussi – par l’amour impossible du toro.</p>
<p> </p>
<p>Le sang est le sang de vie. Comme dans le Dernière Cène.</p>
<p>La chair du toro de combat, mort la veille, est vendue le lundi dans les petits marchés de Sevilla.</p>
<p>Il y avait à Nervion, dans le petit marché de la Palmerita, un jeune garçon  réellement beau comme un Murillo, boucles noires  et  fière allure, tous les clichés en une seule personne, qui vendait les lundis un morceau ( il n’y avait qu’un seul morceau de viande  dans tout son étal : un seul morceau, comme on aurait un seul panier de truffes cueillies la veille,  ou quelques grives seulement comme un trésor  tiré  en cachette ) de ce précieux <em>toro de lidia</em>, viande aux vertus – il ne devait y avoir aucun doute là-dessus -  du toro lui-même et qui donnait , c’est évident, à celui qui en mangeait toutes  les qualités  supposées de l’animal : courage, force, vigueur, virilité …Le mot est lâché : virilité. Virilité ?</p>
<p> </p>
<p>L’emblème de la Catalogne, qui veut par tous les moyens  et cherche toutes les occasions pour exprimer son identité, réelle ou supposée, est l’âne. L’emblème de toute l’Espagne est le Toro.</p>
<p> </p>
<p>.<a href="http://www.jacquesvlemaire.be/blog/wp-content/uploads/2010/07/IMG.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1357" title="IMG" src="http://www.jacquesvlemaire.be/blog/wp-content/uploads/2010/07/IMG-520x382.jpg" alt="" width="520" height="382" /></a></p>
<p> </p>
<p>La Catalogne vient aujourd’hui 28 juillet 2010 de proclamer l’interdiction de la corrida.</p>
<p> </p>
<p>L’Espagne tout entière y voit là plus un geste politique ( proclamer sa différence dans la recherche avouée de son autonomie complète ) qu’un geste éthique.</p>
<p> </p>
<p>Cette interdiction ne peut être assimilée à un rejet ou à une condamnation  de la corrida.</p>
<p>Elle n’a pas de valeur d’exemple.</p>
<p>Elle n’a d’autre signification que politique.</p>
<p>La corrida n’est pas morte.</p>
<p>Viva  Espana !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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