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Artiste américaine née à New York en 1955 est connue pour ses prhotographies, ses sculptures et ses dessins.
Elle est à la Tate Modern de London jusqu’au 25 mai ; le site de la TATE n’indique pas la date de naissance de Roni HORN, mais se contente de dire qu’elle a commencé à travailler vers 1970.
Roni HORN a notamment exposé à Paris en 2000 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ( avec entre autres de très fortes photos de Still Water – River Tames ) et au Centre Pompidou en 2004.
L’exposition de Londres semble faire la part belle aux sculptures et à la photo, accessoirement ( ? ) aux dessins.
Le site de la Tate est peu bavard, c’est le moins que l’on puisse dire, et aucune photo d’aucune des œuvres exposées n’est proposée…
Je vais donc revenir sur ce que je sais, enfin sur ce que j’ai vu en 2004 au Centre Beaubourg.
Les dessins de Roni HORN étaient d’une part des dessins au pigment et des dessins photographiques.
Pour les uns et les autres, le procédé était le même : Roni HORN découpe les photos prises dans son atelier ( ou les dessins – voir infra ) et les réassemble avec de légers décalages :
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clownpout (2 ) , 2002
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Cloud and clown 4
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Roni HORN explique :
j’ai pris deux images, deux têtes, que j’ai
découpées pour en faire une. On peut dire que c’est un portrait fait de deux
choses qui n’en deviennent plus qu’une . En ce sens, HORN serait
le catalyseur qui permet aux particules de se reconstituer en un tout… . 
Ces dessins-là sont des actes de démembrement.
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Les dessins au pigment sont construits de la même
façon, mais au départ, au lieu dutiliser une photo, HORN met du pigment sur du
papier, puis de la térébenthine, ensuite au vernis appliqué au pinceau, elle va
s’appliquer à faire tenir la poudre au papier – ce qui peut prendre des mois,
dit-elle.
Elle procède ensuire en découpant le papier en bandelettes ou
fragments, et rejoint bord à bord dans un minutieux travail de reconstruction :
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So, XII, 1998
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Selon moi, l’œuvre en même temps se fragilise ( par la découpe ), se renforce ( par la construction
nouvelle ) , et renvoie une image
extrêmement poétique, fine et solide.
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Du CARRé BLANC de MALEVITCH aux EXPOSITIONS DU VIDE
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Le Centre Pompidou présente au 4ème étage du Musée, dans 4 ou 5 salles, une exposition intitulée « vides… » .
Il s’agit en réalité d’une exposition sur les expositions ayant eu pour thème le vide…
Ainsi, au fond du Musée, juste après l’ ineffable Cy TWOMBLY intitulé Ulysse pleurant la mort de Patrocle, vous trouverez des salles rigoureusement vides, murs blancs éclatants sous un éclairage impeccable.
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Carré blanc sur fond blanc de MALEVITCH est de 1918 : ce tableau va avoir cent ans.
Cent ans avant ce tableau, INGRES n’avait pas encore commencé à peindre , et 50 ans avant naissait tout juste l’impressionnisme…
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Cette considération est vertigineuse : le carré Blanc sur fond Blanc de MALEVITCH reste en 2009 furieusement moderne tandis que l’on peut penser que les partisans de MALEVITCH en 1918 devaient tenir l’art d’Ingres pour bien convenu.
Ceci permet de mesurer la longueur de l’onde de choc provoquée par le Carré Blanc, onde de choc dont , je pense, cette exposition à BEAUBOURG est toujours l’une des suites.
Il ne s’agit pas d’une exposition sur le vide, mais une exposition sur les expositions d’artistes ayant utilisé le vide comme sujet ou objet de leurs expositions.
La 1ère en date fut sans doute celle d’Yves KLEIN en 1958 et régulièrement depuis, les galeries ont montré diverses expositions sur le vide, chacun en effet ayant sa conception du « vide « ( p.ex. une conception économique dans laquelle l’artiste allemande Maria EICHORN présenta une exposition vide à la Kusnsthalle Bern en 2001 indiquant qu’elle réservait l’argent ainsi économisé à la restauration du bâtiment ) .
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Le vide , comme le silence en musique.
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