blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

18 novembre 2011

DE CHOSES ET D’ AUTRES…

 

 

 

 

 

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VARIATIONS

 

 

La surmédiatisation orchestrée par BHL lui-même autour de son image le met dans une posture outrancière qu’il ne peut, certes, ne pas avoir voulu.

Cela s’appelle créer le personnage que l’on veut voir véhiculer.

Les critiques et  les chroniques d’une insolence rare ( voir  p.ex.  stéphane GUILLION dans Libération il y a quelques jours ) font elles-mêmes partie  – forcément même si elles sont fortuites –   du plan qu’il a mis au point.

Preuve :  aucune menace de sa part contre ses vilipendeurs.

Tout cela, qui est la pelure qu’il faut jeter, n’est possible, je veux le croire, que s’il y a un contenu derrière : c’est-à-dire une véritable action sur fond humanitaire et de véritables résultats.

Je veux le croire.

 

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Les grues repassent au-dessus de notre pays, direction le Sud.

Il existe au travers de l’Europe des sites de comptage qui tiennent des statistiques et comparent avec les années précédentes.

Vous n’y trouverez pas ceci : au-dessus de mon village passait il y a peu une compagnie de quelque 50 sujets. Une se met à dériver vers l’Est, semblant peiner. A cet instant 4 ou 5 congénères  se détachent de la formation, rejoignent la boiteuse, l’entourent, et la ramènent au sein de la formation, à la meilleure place, nul doute, cette place que nous ne pouvons connaître : celle où le filet d’air plus léger que partout ailleurs offrira moins de résistance pour une même performance.

 

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Les grives profitent de la protection légale dont elles bénéficient depuis des années : ainsi autour de moi, j’observe des nuées de grives litornes, mais aussi les mauvis, les draines et les musiciennes.

Les litornes se sont sédentarisées : en voici plus de 20, il y a quelques jours, dans une petite aubépine encore chargée de ses bons fruits. La récolte cette année a été abondante : les sorbiers ont prduit comme rarement, la virome idem, idem les sureaux.

L »aubépine  est  appréciée pour ses  qualités de régulation du rythme cardiaque, d’amélioration de la circulation coronarienne et de la nutrition du muscle cardiaque. C’est un hypotenseur, un cardiotonique et un antispasmodique, qui calme les palpitations, diminue le stress et facilite le sommeil, grâce aux flavonoïdes, aux stérols et aux triterpènes que contient la plante ( Wikipedia )

 Les grives se préparent à un bel hiver.

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Les marchés dominent le monde…oui, et alors ?

Ce n’est pas compliqué à comprendre ni malheureusement , par conséquent à admettre : pendant des décennies les pays occidentaux ont vécu au-dessus de leurs moyens, creusant la dette au son des flons-flons. Ces endettements exhorbitants ( pas un pays n’y échappe ) ont très normalement entraîné dans l’économie capitaliste   de marché  que nous connaissons ( je caricature ) des demandes croissantes de financement et d’emprunt à l’extérieur des pays concernés, c’est-à-dire ce que l’on appelle les marchés.  Ce n’est pas que ceux-ci auraient subitement pris de l’impportance en occupant comme ils le font effectivement à présent le devant de la scène, mais c’est que tout simplement les taux auxquels les pays empruntent augmentent ( du fait de la demande croissante et de certains mécanismes qui entrent alors aussi en lice comme la spéculation  )  et mettent plus encore en péril leur économie souveraine.

A qui la faute, si ce n’est à l’insouciance de ceux qui, dans chaque pays,  ont modelé année après année des budgets trop peu rigoureux ?

L’économie financière islamique commence à faire parler d’elle, comme modèle vertueux qui, force est de le constater, passe au travers de la crise que connaissent tous les pays occidentaux et donne une leçon à tous qu’il paraît cependant bien malaisé à transposer dans nos chaumières.

C’est que dans le monde islamiqe empreint du Coran, la politique financière est gouvernée par des valeurs ( interdiction des taux usuraires, solidarité etc ).

 

 

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La frontière entre le Maroc et l’Algérie n’existe pas.

Nul tracé nulle part, rien sur la carte Michelin.

Rêvons : à cette époque où les gouvernements du monde s’efforcent de sédentariser les derniers nomades, certains d’entre eux  créent les conditions idéales, en n’arrivant pas à se mettre d’accord sur le tracé de la frontière, pour provoquer de belles errances rigoureusement légales.

 

 

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Tous les guides de voyage vous le diront : il ne faut jamais – jamais – donner de l’argent aux enfants terriblement défavorisés qui vous harcèlent lorsque vous visitez leur Pays.

C’est l’ABC du voyageur.

On voit ici pourtant la tentative faite par un téméraire –    timide émule de BHL ? -   dans un village du sud marocain.

 

 

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Le regard de cette enfant :

 

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17 novembre 2011

SCENE A DEUX PERSONNAGES

 

 

 

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La scène à deux personnages, telle qu'elle est présentée au Musée d'Aquitaine à Bordeau.

 

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Il s’agit d’une gravure pariétale remontant au Gravettien ( env. -29 à – 20.000 ans BP ) obtenue par piquetage.

Elle fut découverte à LAUSSEL ( Dordogne ) en 1911  pratiquement en même temps que la Venus à la Corne  dont question dans le post précédent.

Cette scène est gravée sur un bloc, lequel s’est sans doute détaché de la paroi :  il s’est détaché avant ou après qu’il ait été gravé ? La question a toute son importance, comme on le verra ci-après  – elle est même pour moi, dans ma tentative d’interprétation, tout à fait primordiale.

 

Si le bloc a été gravé sur la paroi, le sens ( haut et bas ) n’est pas discutable .

Encore que.…  – ainsi qu’on le verra infra.

Si la bloc a été gravé après s’être détaché, rien ne permet de savoir à coup sûr où se trouve le haut et où se trouve le bas du motif gravé par le sculpteur.

Il existe en ca cas  ipso facto  une liberté de regarder le bloc dans un sens ou dans l’autre, en le faisant pivoter à 180 °, bref en lui mettant la tête en bas, même si on ne sait pas exactement où est la tête.

 

 

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Que montre cette scène ?

 

Apparemment deux personnages figurés tête-bêche associant une figure que l’on tient communément pour féminine et, à l’inverse, un buste plus sommaire.

 

C’est là la définition officielle donnée par le Musée d’Aquitaine de Bordeaux qui héberge le chef d’œuvre, relayant en cela l’acception donnée par le monde scientifique.

 

Que l’on y voit un buste manifestement féminin ne pose guère de doute.

 

Mais que l’on prétende sans réserve  qu’il s’agit d’un tête-bêche me laisse pantois.

 

Un motif dans le style des cartes à jouer, gravé au Gravettien ( env. 25.000 ans d’ici ) , requiert une faculté d’abstraction peut-être inédite à cette époque, sans doute inédite, puisqu’il s’agirait là de la représentation d’un motif purement construit, que la réalité ne livre pas comme tel, bref que l’esprit humain doit inventer et construire préalablement à son exécution. En d’autres mots encore, les têtes-bêches ne se promenant pas à l’air libre, même au Gravettien, le sculpteur a dû faire un curieux exercice mental avant de  se mettre à l’ouvrage, pour livrer ensuite aux siens médusés ( les contemporains de Picasso le furent moins lorsqu’il leur présenta ses Demoiselles  d’Avignon ) un motif incompréhensible,  l’œuvre d’un fou, œuvre  qui cependant, on doit bien l’admettre en la contemplant aujourd’hui, ne fut pas détruite mais laissée au vu de tous…

 

Curieuse aventure.

Elle est évidemment extrêmement alléchante cette idée d’un l’artiste qui, en ces temps reculés proprement inimaginables , 1/  ait réussi l’exploit tout à la fois intellectuel  2/ puis artistique de créer une telle scène purement imaginaire, 3/ puis de l’imposer à sa communauté. C’est BRETON je pense, l’ami de PICASSO, qui a dit qu’il avait craint retrouver PICASSO pendu derrière ses Demoiselles d’Avignon tant avait été grande pour lui la désillusion née de l’incompréhension de ses proches.

 

Lorsque je peins, je mets le chassis successivement sur ses quatre côtés, le faisant ainsi tourner au gré du rythme de la construction, jusqu’à ce qu’il tienne et se tienne sur chaque face. Cela m’amène en général à trouver des correspondances et des liens ( chacun expliquant et enrichissant l’autre ) entre lignes, masses et couleurs, et doit en principe contribuer à l’équilibre de l’ensemble.

 

J’ai donc mis la Scène tête en bas à 18O degrés par rapport au sens montré dans le Musée et dans les livres où la gravure est reproduite , et là, surprise, c’est un personnage féminin, et un seul, qui apparaît.

Jugez-en :

 

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Tête, cou creusé, seins lourds, pointus et moins ptosiques que ceux de sa sœur de Laussel trouvée à quelques mètres d’elle.

Vue ainsi, cela ne semble faire aucun doute : la scène tête-bêche tellement impossible disparaît totalement au profit d’une figuration répondant aux archétypes en vigueur ( et quelle vigueur…) alors.

 

Cette thèse cependant n’est tenable que si la sculpture fut réalise sur le bloc détaché de la paroi – dans le cas contraire en effet, on peut difficilement imaginer que le sculpteur ait réalisé son œuvre perché sur la paroi tête en bas.

Quoi que…cette  hypothèse-là  elle-même est tenable : j’ai perdu les références précises, mais nombre de gravures, dans des grottes, se présentent à l’envers, la plupart située à hauteur d’homme mais certaines ( des bisons à Font de Gaume ? Je ne sais plus ) bien au-dessus de la taille humaine si bien que pour les réaliser le sculpteur a dû s’accrocher en hauteur et travailler la tête en bas.

 

Mais enfin, dans le cas qui nous occupe, si l’on peut donc  théoriquement accepter le fait que le sculpteur ait  pu graver  la Scène la tête en bas  sur la paroi-même, puisque la chose se faisait alors, on se retrouve devant le mystère du sujet  ( une scène tête-bêche ) tel qu’évoqué ci-dessus ( comment imaginer au Gravettien la conception, puis la réalisation, puis l’acceptation par tous ensuite de l’œuvre ).

 

Toutes ces difficultés d’explications sont évacuées si l’on peut retenir l’hypothèse que le sculpteur a sculpté directement un personnage féminin et non cette scène à deux personnages , et ce parce que le bloc était déjà détaché de la paroi lors du travail , ce qui lui permettait de sculpter un motif qui était à 180 degrés de celui que l’on prétend trouver aujourd’hui devant ce même fragment de paroi.

 

 

Question : bloc déjà éboulé ou sculpture sur la paroi ?

On sait que les fouilles à LAUSSEL furent réalisées par le dr LALANNE de Bordeaux, ou plus exactement en ses absences fréquentes, par ses ouvriers lesquels ne  tenaient pas de journal de fouille.

La Scène fut la 1ère découverte sur le site de LAUSSEL, avant la Venus à la Corne, entre mars et avril 1911. Dans sa 1ère publication, le Dr LALANNE écrivit qu’elle provenait de l’assise inférieure du Solutréen, càd vers le milieu de l’abri où sont localisées les deux couches solutréennes. Par la suite, il a dit que la Scène provenait des éboulis sur lequel reposait la couche solutréenne.

 

La Venus à la Corne a été trouvée un peu plus tard gravée sur un énorme bloc de plus de 4m3 éboulé au pied de la falaise ; la partie sculptée, qui faisait environ 54 cm, a été sciée sur place pour être transportée à Bordeaux ( voir le précédent post sur ce blog ).

 

Rien de  tel pour la Scène qui nous occupe : je n’ai rien trouvé en tous cas ( recherches sommaires il est vrai…) qui plaidât pour une opération tant soit peu similaire, avec sciage d’un gros bloc où se fut trouvée gravée la Scène.

 

Il me semble donc raisonnablement acquis que la scène a été trouvée sur un bloc de petite dimension, parmi les éboulis  -  pour reprendre les termes exacts utilisés par le Dr LALANNE .

 

Ainsi , tout est simple et clair : nous avons ici sous les yeux  non cette scène tête-bêche qui graphiquement constituerait une avant-garde plastique de plus  20.OOO ans qui est proprement inimaginable  parce que rompant avec tous les codes prévalant alors , mais tout simplement  un personnage féminin  sculpté au Gravettien  sur un bloc éboulé …

 

Introduisant un subtil changement d’angle de vue  -   ah ce si précieux procédé qui nous fait à nous dans la vie quotidienne déjà si souvent défaut -   LEROI-GOURHAN a très finement suggéré que le second personnage aurait été introduit dans la scène plus tard et qu’en quelque sorte cette œuvre aurait été sculptée en deux fois.

Que n’a-t-il été plus loin, alors que ce faisant comme il l’a fait, il avait accompli le plus difficile : sortir de l’idée d’un tête-bêche et décomposer la réalisation en deux temps chronologiques, ce qui rejoignait d’ailleurs une manière de faire bien connue consistant à revenir sur un élément déjà gravé pour y ajouter d’autres éléments au fil des temps. 

 

Une fois brisé comme il le faisait le carcan de la vision imposant le tête-bêche, LEROI-GOURHAN n’aurait-il pu songer à donner au bloc 180 °, et n’y aurait-il pas vu alors ce qu’il s’imposait de voir  : un personnage féminin bien de son temps ?

 

 

 

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7 octobre 2011

LA VENUS DE LAUSSEL – ou Venus à la corne – ou encore la Venus entre Lune et Taureau.

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VENUS   DE   LAUSSEL        –            la Venus  entre Lune et Taureau

 

 

 

Ce qui m’a le plus frappé dans la VENUS  DE  LAUSSEL  n’est point qu’il s’agisse d’un des  rares bas-reliefs  du paléolithique ( Gravettien, -25.000 à dater du présent ) , je n’arrive jamais à retenir ce qu’est un bas-relief et je l’ai appris des dizaines de fois, comme je ne retiens pas  ce qu’est exactement la tempera en peinture, ou  taille-douce en gravure,  ou l’appareil qui est ajouté à la purée pour en faire la pomme duchesse, mais ce qui m’a le plus frappé dans cette Venus que nous montre le Musée d’Aquitaine à Bordeaux ( entrée gratuite ) est qu’elle fut sculptée sur un bloc de calcaire dont la partie naturelle la plus convexe ( proéminente )   fut choisie pour être exactement  l’emplacement du centre du ventre de la Venus.

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Et quand on sait la place du ventre dans la convention de  la représentation  archétypale des figures féminines à partir de cette époque,  on peut mesurer  toute  l’astuce ( le clin d’œil existait-il ? ) dont fit preuve le sculpteur ou la sculptrice…

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profil de la Venus de Laussel, tel que présenté au Musée d'Aquitaine de Bordeaux

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Venus…Venus…La déesse de l’amour  et de la beauté de l’antique Méditerranéenne  semble aussi éloignée de cette iconographie que l’est  une pomme  d’un pommier  mais, comme souvent, ce terme est apparu gratuitement pourrait-on dire,  dans la bouche d’un découvreur  * d’une statuette en ivoire d’époque magdaléenne   en 1864 à Laugerie-Basse, et ce vocable fit florès puisque l’on  nomma ainsi toutes les statuettes représentant la femme.

 

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Un fait remarquable : les représentations féminines aurignaciennes et gravettiennes ( -30 à -20.000 ans ) , on en répertorie actuellement  un total de 112 à 120 selon les sources, ont été retrouvées en Europe occidentale certes, mais aussi et surtout en Europe centrale ( Danube ) et jusqu’en Sibérie. Il semblerait  ( ce n’est évidemment pas moi qui l’ai trouvé…) qu’elles aient surgi en Europe centrale et se soient disséminées alors en Europe de l’Ouest d’une part, puis en Europe de l’est jusqu’en Asie d’autre part.

 

Je souhaite parler ici de la Venus de Laussel   parce qu’avec Ryan Air vous y êtes en une  grosse heure, mais je ne résiste pas au plaisir de vous montrer une autre  de ces Venus, trouvée en Dordogne dans l’ornière d’un chemin en 1900 , la statuette de Sireuil,  9cm de haut, qui se trouve plus près encore de nous, au Musée National de St-Germain – mais là, attention, se renseigner : moulages…moulages…( Voy. La chronique sur ce blog La Damme de Brassempouy est en chewing-gum ).

 

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                               statuette de SIREUIL 
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Elle est datée  du gravettien ( -29 à 20.000 ) :  je reste quant à moi confondu devant l’audace du dessin, la solution technique, hautement gracieuse,  apportée par son auteur au traitement du bassin et des cuisses…Inévitablement  le regard et l’esprit se portent sur d’autres arts premiers  – africains ceux-là  -   où se retrouvent cette manière de solutionner en le synthétisant  le rapport hanche/cuisse. L’art africain, tiens-tiens,  mais l’Afrique n’est-elle pas justement  le berceau de notre ancêtre le sapiens-sapiens… comme la digression est tentante, je me fais violence – je ferme cette ouverture à double-tour, en attendant un prochain post… 

 

Revenons à   Laussel,  Commune de Dordogne ( Vallée de la Beune, pas loin de Bernifal…ah Bernifal…),  et sa Venus à la corne.

Bas-relief de calcaire : la Venus a été sciée sur place pour la détacher  du gros bloc de calcaire lui-même déjà détaché ( éboulé ) de la paroi, puis transportée  dans la collection personnelle du commanditaire des travaux, le dr Lalanne de Bordeaux ,  puis donnée au Musée d’Aquitaine à l’ouverture de celui-ci, par les héritiers du découvreur.

 

La plaque de calcaire ainsi sciée mesure environ 54 cm et la venus mesure 47 cm de haut, sa corne ( car c’est une corne, du moins il y a unanimité à présent, car certains ont voulu y voir un calendrier lunaire, ou malgré ses 13 incisions, oui 13, un calendrier obstétrical )  sa corne de bovidé ( unanimité également ) mesure 11 cm.

 

C’est dire que l’on n’est pas en face d’une œuvre de petite dimension, contrairement à la plupart de celles qui existent, et qui peuvent être minuscules ( la dame de Brassempouy, en ivoire, a quelques cm ;  la Venus de Lespugue – autre chef d’œuvre – mesure 14.7cm ; la Dame de Monpazier culmine à 5.5cm une bonne part de sa stature étant prise par ce que l’on appelle l’héroïsme de sa vulve , etc ) .

 

La Venus à la corne  a été enduite à l’origine d’une couleur ocre rouge, il en reste des fragments infimes dans certains entailles.

 

Le visage semble n’avoir jamais été gravé : les chercheurs considèrent en effet que le derme de la pierre à l’endroit du visage est la paroi naturelle. A l’époque toutefois, si l’on excepte le masque de BERNIFAL ( voy. Chronique danbs ce blog )  qui me paraît ( qui suis-je n’est-ce pas pour émettre pareille hypothèse .. ?) suspect, la représentation du visage n’est pas rare.

Par exemple dans ce même Musée d’Aquitaine mais les exemples ailleurs sont nombreux, vous pourrez voir un galet rond comme un poisson lune, dans lequel sont finement gravés les traits humains de deux yeux, un nez et une bouche.

La Venus de laussel présente donc un visage de trois-quart, tourné vers la corne qu’elle tient dans la main droite, sa chevelure ( ? ) tombant sur l’épaule  gauche.  Le chemin est encore long jusqu’à la Femme au Miroir de Titien mais la voie est ouverte.

 

A côté de la Venus de laussel, une autre Venus, exceptionnelle elle aussi mais pour d’autres raisons,  que l’on appelle la Venus à tête quadrillée : corps sans tête ou  presque , aux formes extraordinairement dessinées   qu’un pré-cubiste n’aurait pas reniées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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* Paul de Vibraye, en 1864 à Laugerie-Basse près des Eyzies qui appela sa découverte la Venus Impudique

 

 

 

 

 

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2 septembre 2011

LES GENS D’ICI ou de MANOSQUE

Classé dans : Non classé, architecture contemporaine — jvl @ 10:45

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LES  GENS   D’  ICI  ou de  MANOSQUE

 

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la curée   ou   le ragot  - photo JVL - 22 aout 11

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Dans un village voisin du mien vit seul un homme qui fut dit-on architecte et enseigna à l’université.

On l’appelle l’Ogre ; s’arrêtent et repartent quelque fois des carosseries de couleurs sombres.

Il y a acheté une petite ferme flanquée d’un grand terrain qui,  pensez-bien,  lui cause bien du souci. Comme il n’aime pas les vaches, il tond.

Dans ce pays-ci, pourtant, les belles-filles se font tancer  par leur beau-père :  des fleurs  pourquoi vouloir mettre des fleurs, plantez-y des patates Bon Dieu…

Un rateau à la main, lunette de soleil large, jupette noire et bottes,  ratisse une femme de belle allure qui lui fait  ainsi son foin quatre ou cinq fois l’an.

Certains prétendent que c’est la femme du ministre de l’agriculture.

Ceux qui s’en sont un  peu  approché prétendent que c’est  sa fille !

Observez bien un troupeau de vaches : elles mangent, indifférentes au monde et aux ragots, placides, insensibles  – pourvu que l’herbe ne leur manque pas.

A qui profite  l’herbe de l’architecte ?

La femme noire met en andain savant ; lorsque l’herbe est sèche, elle disparaît en une nuit.

 

Certains prétendent qu’il la fume, la femme en noir ayant sa part.

D’autres qu’il en fait négoce car il n’ a pas échappé aux plus hardis que les voitures sombres glissent et reglissent plus souvent dans le petite cour arrière à ces moments-là , et que claquent – sourd   dans la nuit les coffres  des limousines.

 

Moi, j’avais un morceau de lard fumé que j’avais emballé dans un papier alu. J’ai poussé vers le fond deux bûches en cendres, et j’ai posé le paquet en l’ouvrant.

 

 

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le lard grésille  -  2 sept 11 

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Dans la maison silencieuse, un léger bruit de friture sans  odeur  aucune se fait entendre.

Dans la maison de bois, grésille le feu de quelque chose : le foin, l’herbe sèche, la dame en noir, l’architecte et les limousines.

 

 

 

 

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31 août 2011

DSK n’est pas innocenté – encore moins innocent

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , , — jvl @ 11:01

 

 

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Petit rappel et synthèse rigoureuse car il faut serrer la réalité au plus près et se baser sur des faits réels et précis.

 

Aux Usa, un peu comme chez nous, c’est le Procureur qui est chargé  de constituer  le dossier de l’accusation.

 

Dans ce dossier, figure entre autres  un rapport médical dont les conclusions sont formelles : la plaignante a connu une relation sexuelle laquelle fut violente selon les traces objectives relevées. En outre, les examens ADN, qui ne semblent contestés  par personne,  établissent  que ce rapport  ‘est produit entre la plaignante et DSK

 

Aux  USA comme chez nous,  une relation sexuelle même empreinte de violence  entre  adultes  consentants  ne constitue pas un délit.

 

Si l’un des  partenaires en revanche  considère que la violence subie lui a été imposée, il lui appartient de déposer plainte et il doit  prouver ( aidé en cela par le procureur ) qu’effectivement cette violence telle que rapportée  ici objectivement par le dossier médical est une violence qui lui a été imposée.

 

La preuve est délicate : la parole de la victime peut cependant  suffire  si elle est digne de foi.

 

Dans le cas d’espèce, la prétendue victime est apparue comme peu crédible, voire affabulatrice ou mythomane .

 

Il faut ici se reporter strictement aux termes de  l’argumentaire d’une vingtaine de pages, texte qui a été publié largement  et  que l’on trouve dans les médias, que le  Procureur a rédigé à l’appui de sa demande de cessation des poursuites contre DSK.

 

En résumé les éléments qui ont déterminé  le Procureur  a demandé l’abandon des poursuites sont les suivants :

 

-          La prétendue victime a changé trois fois  la version des faits eux-mêmes ;

-          Des constatations et éléments objectifs ( obtenus notamment par l’examen de pass électroniques )  démontrent l’existence de mensoges dans les propos de la femme de chambre ;

-          Celle-ci semble être habituée à mentir et affabuler. Ainsi, pour justifier sa demande d’asile lorsqu’elle est arrivée aux USA, elle a prétendu qu’elle avait été victime au Ghana son pays d’origine ( sauf erreur )  d’un viol collectif. Elle a donné des précisions sur la scène de ce viol collectif, et ensuite elle a reconnu qu’elle avait tout inventé.

 

Aux USA, le dossier du procureur est fourni dans la suite de la procédure, et est examiné par le grand Jury lequel doit se prononcer  à l’unanimité sur la culpabilité puis sur la peine à infliger à DSK.

 

A raison selon moi, le    Procureur a considéré qu’ avec un tel dossier, il n’y avait pas la moindre chance d’obtenir du Grand Jury qu’à l’unanimité  il prononce la culpabilité d DSK.

 

Il a donc suggéré au Juge d’abandonner les poursuites, et le Juge a rendu un jugement en ce sens.

 

Le lendemain, la Presse saluait le premier jour de liberté de DSK qui savourait sa liberté dans les rues…etc

 

Certes, DSK a été remis en liberté.

 

Mais s’il est libre puisque les poursuites contre lui ont été levées, il n’est pas innocenté pour autant et encore moins innocent des faits qu’on lui reprochait.

 

Pour être innocent, il eût fallu une décision du Tribunal le déclarant tel  – et cela n’arrivera jamais puisque sur base du rapport du Procureur, le Juge n’a pas examiné a question de la culpabilité éventuelle, et a déclaré les poursuites levées.

 

DSK n’a donc pas été innocenté.

 

Il y a eu relation sexuelle, le dossier le démontre via les examens des ADN.

 

 

DSK  du reste demande pardon.

 

Son premier pardon, il l’a donné au FMI qui l’a reçu par la petite porte.

 

Bientôt, sans nul doute , un pardon sera livré aux Français, peaufiné par les meilleures agences en communication  existant sur le marché, dans le style :

 

Françaises, français, je vous dois quelque chose : la vérité.

Ce que je n’avais pas à donner aux américains, qui sont des sauvages agissant encore  comme au temps de John Ford, c’est à vous, en vous regardant au fond des yeux,  que je le dédie. J’ai connu en effet un moment d’égarement, où mon jugement et la raison  m’ ont lâché, mais ce qui s’est passé est aussi à l’honneur de cette femme qui l’avait suscité, puis appelé de tous ses vœux ; elle était là, et je n’ai qu’à ,prendre la mai qu’elle tendait déjà…etc…etc « .

 

Des sondages déjà réalisés, révèlent qu’ne très grosse majorité de français ne sont pas favorables à ce que DSK  occupe un fauteuil de Ministre.

 

Mais, bon dieu, qui a parlé d’être Ministre en France… ?

 

La plupart prétendent que DSK n’aura plus jamais les voix  électorales  du corps féminin,  de même qu’une frange de l’électorat masculin.

Les femmes ne se sont pas assez mobilisées  pendant l’Affaire, et je le regrette profondément.

Certaines d’entre elle, dans le secret de l’isoloir électoral, voteront peut-être pour celui qui, d’une façon ou d’une autre,  a rejoint dans leur imaginaire un fantasme   en soi  est banal…

 

Comme tout cela est triste, triste et banal…

 

Mais il faut à tout prix éviter que l’opinion publique, qui est en train de le faire, ne bascule finalement vers l’image d’un DSK innocent puisque libéré. Ce serait injuste et insupportable.

 

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Dans la forêt, à côté d’une bauge naturelle, j’ai vu les pieds de certains arbres utilisés  par les gros sangliers qui après leur bain de boue  les prennent  comme grattoirs.

Le pied de ces troncs sont littéralement gunités de terre sèche grise, et ces grattoirs sont tellement sollicités que l’écorce en est grattée puis effacée et que les  résineux pleurent, laissant couler la résine qui, en séchant, laisse des traits noirs sur le gris clair des troncs emboués  :

 

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photo JVL - 28 aout 11 
tronc d'épicea pourtant proche de la bauge et pourtant épargné par les cochons sauvages.

 

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photo JVL - 28 aout 11  -  
souche gunitée de la  boue séchée  des cochons sauvages - on y voit les coulées de sèves noires.

 

 

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photo jvl - 28 aout 11 -  autre souche/grattoir et les coulées de sève.

 

 

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