blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

7 avril 2012

LE MASCULIN L’EMPORTE

Classé dans : commentaires — jvl @ 18:03

 

 

 

 

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MORTELLE  - Photo de jacques V. Lemaire - 29 janvier 2011 - tous droits réservés.

 

 

 

 

 

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Nous  avons tous ( et toutes ? ) appris cette règle de grammaire selon laquelle lorsqu’il y a concours entre masculin et féminin, l’accord se fait avec le masculin.

 

Comme ce dernier bout de phrase peut faire rougir, je vais dire  plutôt  – ce que l’on disait aussi  en évoquant cette règle – le masculin l’emporte.

 

Mais me rendant à l’instant compte que cette phrase est terriblement machiste, je n’ose plus rien dire.

 

Ce matin, sur les ondes de la RTBF, lors d’un passage d’antenne, la journaliste arrivant ( tiens, pas de féminin à ce mot ) apostrophait le journaliste sortant en lui demandant s’il avait apporté des œufs en chocolat et comme il répondait par la négative , elle se fendit d’un tous les mêmes, que  peu d’hommes aujourd’hui accepterait d’encore utiliser à l’égard d’une femme ( «  toutes les mêmes… » ) tandis que les femmes gardent une incroyable  impunité à cet égard….

 

Passons.

 

Ainsi donc la langue française impose de mettre au masculin l’adjectif lorsqu’il se rapporte à deux substantifs dont l’un est féminin. Ainsi l’on doit dire  Accrochés l’un à l’autre qu’ils étaient, résistant au vent et à la pluie violents…etc.

On ne peut donc dire : au vent et à la pluie violentes.

Il y a quelques années, des décisions légales ont imposé la féminisation des noms quand cela était possible : la présidente, l’auteure, l’échevine mais l’on bien continuer à dire le menuisier ( elles sont malheureusement peu nombreuses…), le plombier.

 

Tout autre chose, et c’est cela ici qui m’intéresse, est cette situation extrêmement répandue dans laquelle les femmes elles-mêmes, s’agissant d’elles, refusent d’utiliser le féminin de leur titre, profession ou fonction.

 

La chose est piquante et plus révélatrice qu’il n’y paraît.

Nombre  de  femmes  magistrates  préfèrent  que l’on continue à les appeler Madame le juge ou madame le Président.

 

Telle Maire que je rencontrais  récemment en France me demandait de l’appeler Madame le Maire.

 

Bref, ai-je dit à cette Maire et à son adjointe, tout se passe comme si les femmes voulaient, en gardant le masculin , démontrer ce qu’elles entendaient par ailleurs combattre, à savoir que le masculin est  «   plus «  quelque chose :   plus parlant, plus percutant, plus fort en somme…

 

Tant que les femmes apprendront aux petites filles la séduction ( je pense à ces écoles de  danse de la Sevillana à Séville )  – et  si c’est bien une réalité, je l’évoque ici pour sa force  métaphorique –  les femmes pourtant majoritaires dans la société ( sur terre ? ) ne  seront par exemple  pas aux Assemblées qui  votent  les lois   - celles par exemple  qui rétabliraient  un certain équilibre,  une certaine justice…

 

 

 

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6 avril 2012

Per KIRKEBY et Jean-Louis MURAT

Classé dans : compte-rendus, expo — Mots-clefs :, , , , — jvl @ 19:31

 

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En 24h je suis passé de Per KIRKEBY  à  Jean-Louis MURAT.

Et vice-versa suis-je tenté d’écrire tant il y a de connexions  entre ces deux mondes.

 

Concert   énergie-déchiré donné par Jean-louis MURAT  devant moins de deux cents spectateurs  polis  ( Vous êtes bien aimables, messieurs-dames, n’a pas manqué de souligner MURAT  ) dans la petite salle de Den Atelier de Luxembourg.

 

Un ou deux mois plus tôt, Jean-Louis MURAT  était l’invité matinal de Pascal CLARK sur France-Inter.

A Pascal CLARK  – une femme à qui on ne la fait pas -  qui lui faisait une forte déclaration d’amour-fou en clôturant l’entretien  avec un sonore vous êtes un putain de chanteur, MURAT ébranlé par tant de fougue avouait presqu’en s’excusant, mais avec  suffisamment   de malice,  qu’il allait commencer son tour de chant avec un premier concert au Grand-Duché de Luxembourg.

Il y était donc ce soir-là, face à un public un peu rassis mais en se donnant totalement à son art, sans aucun chichi, avec force et douce ironie : énergie déchirée comme je disais plus haut.

Certaines de ses chansons ( aucune que j’eusse déjà ouïe ) étaient lacérées en pans jetés au public, rif-raf de guitare  comme il les aime, jouer de sa voix trop  mortelle,  laid-pou pas coiffé, T-Shirt baîllant.

 

Pans entiers de morceaux ainsi lacérés, griffés, arrachés – ces pans entiers que reconstitue Per KIRKEBY dans des ensembles brillamment juxtaposés ,

puis déchevelés,

tignasses dénouées dont les masses trop longtemps serrées sur elles-mêmes restent en place malgré le lien défait, les portes ouvertes.

 

Per KIRKEBY, une vieille connaissance si proche et qui évite pourtant Bruxelles et Paris.

A voir à Bruxelles,   BOZAR jusqu’au  20 mai 2012.

 

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vieille photo exécrable d’une peinture déjà ancienne. Huile s/ toile de Jacques V. lemaire,70×80 – sans doute 1996

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21 mars 2012

BARBARIE et DIGNITé

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , , , — jvl @ 12:51

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Des  enfants juifs  viennent d’être  assassinés  à Toulouse par un tueur  qui a tiré à à l’aveuglette.

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100 x 150 - huile s/toile - 10 février 2012 -  Jacques V. Lemaire

 

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Entendu sur France-Inter ce matin du 21 mars alors que concomitamment  le tueur présumé est retranché dans  son  appartement  pris d’assaut par la police et que d’autre part  en même temps  en Israël les victimes sont enterrées, entendu donc le grand-père des enfants .

En substance il a dit ceci : en 1942, j’ai vécu la fin de mon neveu ( cousin ? ) , j’en suis sorti avec beaucoup de mal (…) j’ai toujours cru que jamais cela ne se reproduirait plus (..) A présent ce sont mes petits enfants et mon fils ( ? ) qui viennent d’être exécutés par un tueur qui se dit antisémité.

Question de la journaliste : que demandez-vous aujourd’hui ?

Réponse : la seule chose que je pourrais demander est le retour de mon fils, mais c’est impossible..

Question : mais alors que demandez-vous ?

Réponse : je n’ai rien à demander.

Cette réponse  magnifique de sobriété  est d’une profonde humanité, d’une beauté poignante.

Elle rend chaque être humain qui l’entend plus grand, plus attentif,  meilleur en somme.

L’on entend trop, parmi les victimes de tous ordres,  que s’expriment  alors dans la douleur de la perte ou des blessures subies,  des désirs de vengeance  à l’exclusion de tous autres sentiments ou considérations .

Une forme de barbarie  en somme ajoutée à la barbarie,  que relaient  et amplifient  quasiment toujours les medias et  l’opinion.

Ce grand père juif entendu ce matin porte une parole paisible tellement plus forte, empreinte de beauté, d’’espoir aussi et renvoit à l’être humain dans ce qu’il  a de beau, de désir de juste et de paix.

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27 février 2012

BALATAZR GARZON ACQUITTE ac-quit-té !

Classé dans : commentaires — Mots-clefs :, , , — jvl @ 13:03

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La nouvelle tombe à l’instant et je saute sur mon clavier !

 

 

Baltazar  GARZON acquitté !

 

Je l’ai défendu ici bec et ongles  ( voir mes nombreux posts ici sur ce blog au moment où éclata cette affaire il y a quelques années en Espagne ) , en essayant surtout  de démontrer qu’il fallait se garder d’amalgame et rester dans une ligne d’analyse strictement rigoureuse pour éviter tout dérapage funeste : ce n’est pas le combat de GARZON contre le franquisme  ( même si bien entendu c’est bien de cela qu’il s’agit ), c’est le combat de GARZON pour le droit et contre l’aveuglement, contre le populisme, contre l’émotion à bon compte, contre les raccourcis assassins.

 

Je ne connais pas encore, à cet instant, les motifs de l’arrêt  rendu par la Cour Suprême de Madrid et je m’emploie à les trouver.

 

Je reviendrai alors ici.

 

En attendant, c’est de joie maintenant que pleure  la femme  au mouchoir de Guernica.

 

 

 

 

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21 février 2012

BETAIL METALLIQUE

Classé dans : commentaires — jvl @ 12:40

 

 

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photo Jacques V. lemaire - 2 février 2012 
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L’hiver en Ardenne,

Ne survit au froid

Dans les étables aux champs,

Que le bétail métallique.

 

 

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photo jacques V. Lemaire - 1er février 2012

 

 

 

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