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En 24h je suis passé de Per KIRKEBY à Jean-Louis MURAT.
Et vice-versa suis-je tenté d’écrire tant il y a de connexions entre ces deux mondes.
Concert énergie-déchiré donné par Jean-louis MURAT devant moins de deux cents spectateurs polis ( Vous êtes bien aimables, messieurs-dames, n’a pas manqué de souligner MURAT ) dans la petite salle de Den Atelier de Luxembourg.
Un ou deux mois plus tôt, Jean-Louis MURAT était l’invité matinal de Pascal CLARK sur France-Inter.
A Pascal CLARK – une femme à qui on ne la fait pas - qui lui faisait une forte déclaration d’amour-fou en clôturant l’entretien avec un sonore vous êtes un putain de chanteur, MURAT ébranlé par tant de fougue avouait presqu’en s’excusant, mais avec suffisamment de malice, qu’il allait commencer son tour de chant avec un premier concert au Grand-Duché de Luxembourg.
Il y était donc ce soir-là, face à un public un peu rassis mais en se donnant totalement à son art, sans aucun chichi, avec force et douce ironie : énergie déchirée comme je disais plus haut.
Certaines de ses chansons ( aucune que j’eusse déjà ouïe ) étaient lacérées en pans jetés au public, rif-raf de guitare comme il les aime, jouer de sa voix trop mortelle, laid-pou pas coiffé, T-Shirt baîllant.
Pans entiers de morceaux ainsi lacérés, griffés, arrachés – ces pans entiers que reconstitue Per KIRKEBY dans des ensembles brillamment juxtaposés ,
puis déchevelés,
tignasses dénouées dont les masses trop longtemps serrées sur elles-mêmes restent en place malgré le lien défait, les portes ouvertes.
Per KIRKEBY, une vieille connaissance si proche et qui évite pourtant Bruxelles et Paris.
A voir à Bruxelles, BOZAR jusqu’au 20 mai 2012.
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vieille photo exécrable d’une peinture déjà ancienne. Huile s/ toile de Jacques V. lemaire,70×80 – sans doute 1996
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LE MASCULIN L’EMPORTE
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Nous avons tous ( et toutes ? ) appris cette règle de grammaire selon laquelle lorsqu’il y a concours entre masculin et féminin, l’accord se fait avec le masculin.
Comme ce dernier bout de phrase peut faire rougir, je vais dire plutôt – ce que l’on disait aussi en évoquant cette règle – le masculin l’emporte.
Mais me rendant à l’instant compte que cette phrase est terriblement machiste, je n’ose plus rien dire.
Ce matin, sur les ondes de la RTBF, lors d’un passage d’antenne, la journaliste arrivant ( tiens, pas de féminin à ce mot ) apostrophait le journaliste sortant en lui demandant s’il avait apporté des œufs en chocolat et comme il répondait par la négative , elle se fendit d’un tous les mêmes, que peu d’hommes aujourd’hui accepterait d’encore utiliser à l’égard d’une femme ( « toutes les mêmes… » ) tandis que les femmes gardent une incroyable impunité à cet égard….
Passons.
Ainsi donc la langue française impose de mettre au masculin l’adjectif lorsqu’il se rapporte à deux substantifs dont l’un est féminin. Ainsi l’on doit dire Accrochés l’un à l’autre qu’ils étaient, résistant au vent et à la pluie violents…etc.
On ne peut donc dire : au vent et à la pluie violentes.
Il y a quelques années, des décisions légales ont imposé la féminisation des noms quand cela était possible : la présidente, l’auteure, l’échevine mais l’on bien continuer à dire le menuisier ( elles sont malheureusement peu nombreuses…), le plombier.
Tout autre chose, et c’est cela ici qui m’intéresse, est cette situation extrêmement répandue dans laquelle les femmes elles-mêmes, s’agissant d’elles, refusent d’utiliser le féminin de leur titre, profession ou fonction.
La chose est piquante et plus révélatrice qu’il n’y paraît.
Nombre de femmes magistrates préfèrent que l’on continue à les appeler Madame le juge ou madame le Président.
Telle Maire que je rencontrais récemment en France me demandait de l’appeler Madame le Maire.
Bref, ai-je dit à cette Maire et à son adjointe, tout se passe comme si les femmes voulaient, en gardant le masculin , démontrer ce qu’elles entendaient par ailleurs combattre, à savoir que le masculin est « plus « quelque chose : plus parlant, plus percutant, plus fort en somme…
Tant que les femmes apprendront aux petites filles la séduction ( je pense à ces écoles de danse de la Sevillana à Séville ) – et si c’est bien une réalité, je l’évoque ici pour sa force métaphorique – les femmes pourtant majoritaires dans la société ( sur terre ? ) ne seront par exemple pas aux Assemblées qui votent les lois - celles par exemple qui rétabliraient un certain équilibre, une certaine justice…
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