blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

19 décembre 2010

Gabriel OROZCO ( Centre Pompidou à Paris ) et Francis ALYS ( Wiel’s )

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Il y a entre eux  –  se connaissent-ils seulement ?  -   autant de choses qui les unissent   qu’il n’y en a qui puissent les séparer.

 

OROZCO  expose actuellement au Centre Pompidou  (  3 janvier 2011 )  :  il a déroulé objets, photos, petites installations  dans la Galerie Sud du Centre, au rez de chaussée, les grandes vitres donnant sur la rue, les terrasses des cafés  où les tables installées semblent l’être dans le prolongement de celles qu’il a mises lui  à l’intérieur pour y présenter  ses «  choses « .

Pour reprendre la présentation de l’exposition par le Centre : Son travail se caractérise par un vif intérêt pour les éléments du paysage urbain et du corps humain. Les incidents du quotidien et du familier, dont la poésie est celle du hasard et du paradoxe, nourrissent son travail. Les frontières entre l’objet d’art et l’environnement quotidien sont délibérément brouillées, art et réalité volontairement mélangés. Le mouvement, l’expansion, la circularité, l’articulation entre géométrique et organique, sont des constantes qui animent sa recherche plastique depuis plus de vingt ans. Cette exposition est l’occasion unique de découvrir un ensemble exceptionnel de ses dessins, photographies, sculptures et peintures, dont la plupart n’ont jamais été montrés en France. 

 

Francis ALYS, né à Anvers et habitant Mexico,  expose au Wiel’s à Bruxelles jusqu’au 30 janvier 2011.

Je vous invite à lire la présentation qu’en fait le Wiel’s : http://www.wiels.org/site2/event.php?event_id=162&PHPSESSID=4b644a19c62cfa903d1b7d28d13fa746

 

Rien  n’unit autant ces deux personnalités que le fait qu’ils sont tous deux, sans aucun doute possible, auteurs d’art  contemporain : regard sur la société dans laquelle ils sont, ambiguité des points de vue et positions, questionnements, doutes les mettant en équilibre entre pertinence et inutilité, illusions que créent les idées et les actes ( ALYS ).

 

Ce sont tous deux des poètes légers, délicats, agressifs.

ALYS      , qui s’interroge  par exemple sur la notion de frontière, expose au Wiel’s ( entrée du 2ème étage je pense )  un petit tableau à l’huile ( peu importe ) qui, une fois fixé au mur, est purement et proprement disqué  dans le sens de la longueur, le disque mordant inévitabement – et heureusement – le mur surlequel il est accroché :  la ligne est tracée, profonde ;  la frontière est née, incontournable    -    force, simplicité, éloquence, pureté du geste, mais…geste quand même !

 

OROZCO part de cercles qu’il dessinent sur des  photos , destructurant celles-ci ;

 puis, plus loin des cercles  encore mais étant le sujet même de dessins,

plus loin encore ( et là s’accomplit en quelque sorte le sens de la démarche entreprise )  une souche d’arbre sectionnée en biais, posée sur le sol, et là où devaient être visibles les cercles ou anneaux de croissance de l’arbre, OROZCO a recouvert la coupe  d’une feuille de plomb laquelle est incisée de ces mêmes cercles qu’ils dessinent un peu partout…

 

 

 

 

Finesse, élégance, communication de secrets, invitations…tout  paraît  si léger chez OROZCO, jusqu’à cette carcasse de DS transformée avec une dextérité confondante en une monoplace avant / monoplace arrière.

 

Chez ALYS, pétri de politique au sens large du terme, lui qui vit à Mexico  -  OROZCO est mexicain mais il vit partout et nulle part – , pétri du sens de l’action dans la cité et dans le monde (  video montrant qu’il entreprend de repeindre, retracer, les marques faisant les limites entre Nord et Sud de l’Amérique ), le propos est beaucoup plus engagé, moins purement esthétique oserai-je dire ( et au moment même je sens se lever les immédiates réprobations  de la plupart  ) mais efficace, efficace même si ALYS, et cela fait partie de son travail et de sa personne à coup sûr, ne peut être convaincu de ce que l’action pourra dépasser le symbole qu’elle met en œuvre.

 

 

Allez au Wiel’s !

L’exposition d’ALYS mériterait de plus amples développements que je ne peux détailler ici ; chaque video ( inventivité évidemment, mais humour aussi ) mériteraient des hommages ; idem pour la présentation de dias ( des dias ! ), ou pour des séries délicieuses de tableautins  :

 

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Les espaces muséaux du Wiel’s sont impressionnants, comme l’est la vue  sur  Bruxelles depuis le dernier étage.

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En prime : une courte exposition d’une dizaine de tableaux ( malheureusement pas les meilleurs ) d’Evelyne AXELL, artiste belge namuroise  du Pop des années 70.

 

Allez au Wiel’s ! Les petits plats de la cafét ouverte non stop sont manfestement  confectionnés par des mains marocaines  et sont délicieux !

 

 

 

 

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5 décembre 2010

Sélection d’expositions à voir en Belgique

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Sélection d’expositions à voir en Belgique

Ou  de quoi commencer 2011 pas trop idiot.

Toutes les expositions recommandées ci-après entameront largement l’année nouvelle 2011, sauf Namur ( Abstraction à la MCN )  qui se termine le 30 janvier.

 

 

A  BRUXELLES :

 

-         Au WIEL’S : 

                    . Francis  ALYS

L’exposition Francis Alÿs : A Story of Deception, est organisée par Dirk Snauwaert, Directeur de Wiels. Elle a été initiée en collaboration avec Tate Modern (Londres), où elle a été curatée par Mark Godfrey (curateur) et Kerryn Greenberg (assistant curateur), et le Museum of Modern Art, New York, où les curateurs seront Klaus Biesenbach et Cara Starke.

Jusqu’au 30 ja,nvier 2011

 

             .  Evelyne AXELL  – la belle namuroise…

L’exposition présente le travail d’Evelyne Axell, artiste Pop belge (née en 1935 à Namur ; décédée en 1972 à Bruxelles), féministe avant l’heure, récemment redécouverte, et qui s’attacha à représenter la sexualité féminine.

Jusqu’au 16 janvier 2011

 

 

-          Musées Royaux des beaux-arts : 

            

               .  Jules SCHAMLZIGAUG :   rétrospective de ce peintre méconnu, un des seuls impliqué dans le mouvement futuriste d’avant 1914…

Jusqu’au 23 janvier 2011

 

 

 

 

-         BOZAR :

 

               . Wim DELVOYE :

l’aimer ou le détester, se demander la place qu’il prend aujourd’hui – mieux : demain ! – dans l’histoire de l’art…( euh, je veux dire : de lard )…

Mieux vaut aller juger sur place, jusqu’au 23 janvier 2011.

 

 

 

                .  Lucas CRANACH :

Son œuvre replacée dans les contexte social , culturel et artistique de la Renaissance du XVIème en Allemagne.

 

 

 

 

-         Musée d’Ixelles :

 

Il  est de bon ton de dire et répéter que ce «  petit «  Musée produit des expositions généralement bien fichues – c’est encore le cas avec

                 . De DURER  à  Jan  FABRE :   dialogues inédits entre les œuvres des collections ( dixit le Musée ).

 

 

 

 

 

-         Biblioteca Wittockiana :

Henry Van de Velde relieur … reliures rassemblées pour la 1ère fois, avec leurs dessins préparatoires. L’exposition est complétée par  la présentation de meubles, argenterie, textiles et bijoux.

Jusqu’au 16 janvier 2011

 

 

A  NAMUR :

 

-         MAISON  DE  LA  CULTURE :

L’abstraction depuis 1945 ,  tirée des collection de DEXIA.

Jusqu’au 31 décembre 2010.

 

 

 

A  LEUVEN :

 

-         MAYOMBE :  sculptures et objets rares titésd d’une collection privée congolaise.

Mayombe est la région Nord-Ouest du Congo.

Jusqu’au 23 janvier 2011.

 

 

 

A  BRUGGE :

 

-         Au GROENINGENMUSEUM :

De  VAN  EYCK  à  DÜRER : pièces maitresses venbant de collection d’Europe et d’Amérique…

Jusqu ‘au 30 janvier 2010.

 

 

 

A  GENT :

 

-         Au S.M.A.K :  

Hareng saur   :  les œuvres d’ENSOR côtoient celles d’artistes contemporains  se réclamant de lui.

Jusqu’au 27 février 2011

 

 

 

A  ITTRE :

-         Le Musée Marthe DONAS est ouvert. 

Marthe DONAS   est la première peintre abstraite belge ( sa 1ère œuvre abstraite, après sa période cubiste, date de 1917, mais certains classent certaines de ses œuvres cubistes  déjà dans la période abstraite ).

Le Musée portant son nom vient d’être ouvert : justice lui est ainsi rendue.

L’exposition présente ici des œuvres de la période allant de 1916 à 1927.

Jusqu’au 2 janvier 2011

 

 

19 avril 2010

Felix GONZALEZ-TORRES au Wiel’s à Bruxelles

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Felix GONZALEZ-TORRES au  WIEL’s, jusqu’au 2 mai 10.

Il vous reste juste le temps ( mais cela tombe, bien : vous l’avez ) pour courir ( prolongation jusqu’au 2 mai ) au WIEL’S à Bruxelles, pour voir une expo montée par un artiste ( Danh Vo, Viet-namien  1975 , travaillant à Berlin )  sur un autre artiste :   Félix Gonzalez-Torres ( Cuba – 1957/2006, mort du sida à 38 ans  ).

Ici,  actuellement,  il s’agit du second volet d’une exposition consacrée à la courte carrière de cet artiste nationalisé américain.

Le  1er  présentait  ( jusqu’à fin février ) une série d’œuvres choisies et installées par le commissaire de l’expo.
Le présent second volet est une véritable installation de l’artiste Viet-Namien  d’œuvres précédemment montrées mais accrochées différemment, et d’œuvres nouvellement choisies  pour la circonstance.

En offrant deux installations différentes, cette rétrospective suggère qu’il n’y a pas de façon correcte, absolue ou unique de présenter le travail d’un artiste comme Gonzalez-Torres, dont la pratique a insisté sur la fragilité de l’œuvre et interrogé les autorités de tous ordres (y compris celle de l’œuvre, de l’artiste et de l’institution).

-         Tiré du Site du Wiel’s : http://www.wiels.org/site2/event.php?event_id=160

 

J’ai cherché comment au mieux rendre compte du travail de Gonzalez-Torrés :

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 – son  portrait.

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