blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

23 novembre 2007

le peintre & les mots

Classé dans : similitudes-rapprochements — Mots-clefs :, , , , — jvl @ 17:50

60×60 - 4 novembre 07

Sur la page d’accueil de mon site  ( http://jacquesvlemaire.be )

cette apostrophe :

 » tous les peintres quand ils parlent disent la même chose, heureusement qu’ils peignent…Tous ceux qui parlent de peinture disent la même chose, heureusement qu’il y a les peintres… « 

Et voilà à présent qu’avec l’ouverture de ce  blog, je retrouve le verbe et renoue avec les mots…

Et quand ils son t confrontés aux mots, aux mots pour parler de leur peinture, tous les peintres en effet disent peu ou prou la même chose ( entendez : la même chose  en tous cas que ce que je dis, moi…).

Zao Wou Ki :  » …le pinceau sert à faire sortir les choses du chaos… ».

Et Marthe Wéry : « …j’aime assez l’idée d’un travail qui n’est jamais clôturé (…) c’est une manière de vivre dans une série de travaux avec lesquels je n’ai jamais fini. Cela recouvre peut-être le fait de ne pouvoir jamais en terminer et, en ce qui me concerne, de n’en avoir jamais fini avec la peinture… »

Quant à ceux qui parlent de peinture et qui ne sont pas peintres, j’ai lu  par hasard en passant devant une galerie il y a quelques jours  le petit texte sensé présenté une exposition …un texte  absurde,  prétentieux et incompréhensible…que je dois aller revoir pour le recopier et vous livrer…une perle !

Je reviendrai aussi sur les mots, le verbal, la peinture, le non verbal…

16 novembre 2007

LE PEINTRE et la PHOTOGRAPHIE – Ferdinand HODLER à ORSAY ( 3 février 08 )

Classé dans : peintres, similitudes-rapprochements — Mots-clefs :, , , , — jvl @ 17:44

Un paysage extraordinaire d’HODLER est actuellement ( avec 20 autres, tout autant exceptionnels ) présenté à ORSAY, jusqu’au 3 février 08 : il s’agit du  » Lac de Thoune avec le Niesen « , venant d’une collection privée ( il ne s’agit pas du tableau représenté ci-contre, car celui dont je parle ici n’est malheureusement pas à ma disposition pour l’instant ).

La montagne Niesen y est présentée comme un cone, un triangle parfait au centre du tableau; de part et d’autre, un arrière-plan des Alpes; venant du pied du Niesen jusqu’à l’avant au bord du tableau, l’eau du lac de Thoune. Contre le bord du tableau, cette eau est traitée en petites touches horizontales bleutées, sur deux ou trois lignes, puis ces touches disparaissent peu à peu sous un voile de peinture gris-blanc au fur et à mesure qu’elles s’élognent du bord, gagnent le large et rejoignent le pied du Niesen, lequel est à sa base comme discrètement nimbé de gris argenté. De part et d’autre du cone, le ciel constitué de volutes, d’arrondis très travaillés et très peints dans des tons clairs alant du jaune au bleu. Un pur chef d’oeuvre, d’une gravité, d’une consistance, d’une lumière, d’une présence, d’une harmonie, d’une reliogisité chaleureuse, d’une humanité qu’atteignent fort peu de paysages…

Le catalogue de l’exposition montre diverses photos prises par Hodler notamment, et parmi elles, l’exacte reproduction du tableau ( à moins que ce ne fut le contraire…).

Cette ancienne photo minuscule, dans les tons gris-sépia, montre un Niesen fantomatique, le pied nimbé d’argent, accents si particuliers que renforce sans doute la qualité de la photo – de ces photos monochromes au piqué inimitable de l’époque.

Impossible de ne pas voir dans cette photo ( celle-là même ) l’inspiration directe d’Hodler, qui sans doute l’avait sous les yeux après lui-même l’avoir prise, et qui se mit à peindre, impressionné sans aucun doute par le rendu de la photo, plus peut-être que par le sujet tel qu’il pouvait le voir directement sans la photo.

Le tableau aurait-il eu cette grâce magique s’il n’y avait eu avant lui la photo et le double regard d’Hodler ?

Et alors ?

Alors, rien, mais autant savoir…

Il y a de nombresues années ( 20 ans ? ), j’avais vu à Paris une exposition sur PICASSO ( cela s’appelait, je pense, mais le souvenair est loin : Picasso et la manière noire. Dans cette exposition, j’avais noté que PICASSO parlait de l’iportance de photos qu’il possédait par centaines, notamment des personages ( des femmes noires ) et que certaines de ces photos, évidemment monochromes, avaient été pour quelque chose ( mais là ce n’était plus PICASSO qui parlait, mais, si je me souviens bien, le Commissaire de l’expo ) dans l’éclosion chez PICASSO de ce que l’on appela plus tard les périodes bleues, puis roses…

Autant savoir…savoir…savoir…ah le savoir … si loin -mais si proche souvent – de la peinture…

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