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La Hermandad de la Vera-Cruz ( Confrérie de la Vraie-Croix ) est l’une des plus anciennes de Sevilla : elle fut fondée en 1448, et le Christ de la Vera Cruz est une antique et fort belle statue anonyme de 155O, que certains attribuent au sculpteur Anton SANCHEZ, et qui est la plus ancienne de la Semana Santa.
La Hermandad compte 15OO hermanos ; elle passe pour l’une des Confréries les plus austères mais pourtant fut l’une des premières à accepter des femmes hermanas .

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Elément peut-être unique dans la Semana Santa de Sevilla : les hermanos et hermanas entrent directement dans leur église par la porte principale qui est en fait la seule issue de cette petite église ( habituellement – toujours ? – on ne les voit pas rentrer, car ils gagnent le lieu de leur départpar une porte dérobée à l’arrière de l’église ) .
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L’attente…
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La Hermandad sort le lundi saint. Cette Année elle est sortie de justesse : le temps était incertain ; la Hermandad de Santa Marta, qui sort un peu plus tôt avait quant à elle renoncé à sortir et est restée dans son église, mais la Vera Cruz s’est finalement décidée, avec un peu d eretrad sur l’horaire officiel, mais elle est sortie.
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Pénitent nu-pieds : ils son quelques-uns ainsi.
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Nazaréens : contrairement aux Pénitents, les Nazaréens sont coiffés d’un long henin, appelé capirote.
Alors qu’habituellement les processions sortent accompagnées de bandas constituées de dizaines de musiciens ( dont les fameuses cornetas, qui donnent ces sons vrillants si caractéristiques ) , la musique qui accompagne la sortie de la Vera-Cruz est constituée de voix : quatre femmes, suivis de quatre hommes.
Pas d‘instrument.
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Les acolytes annoncent l’arrivée du Paso, portant le Cristo.
Le voici donc…
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Singularité de cette Hermandad, unique dans la Semana Santa de Sevilla : sortent en effet avec la Procession, les représentants de quelque 3O Confréries ( Cofradias ) de la Vera-Cruz d’Espagne : on les voit ici revêtus de tunicas de couleur, alors que la tunica de la Confrérie Sévillanne est noire avec une très large ceinture de corde.
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Le Palio de la Virgen, ici la Virgen de las Tristezas, sort lentement de l’église .
Apparition…
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Apparition : suite et, presque, fin.
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![CRISTO de Veracruz - tiré du Site de la Hermandad[1]](http://www.jacquesvlemaire.be/blog/wp-content/uploads/2010/04/CRISTO-de-Veracruz-tiré-du-Site-de-la-Hermandad1.jpg)









SéVILLE / SEVILLA – SEMAINE SAINTE / SEMANA SANTA – suite et fin
Suite et fin de la Semana Santa,
alors qu’elle est terminée depuis deux semaines,
et que depuis hier soir a commencé la Feria de Abril…
laquelle se termine dimanche soir.
Mais il ne faut pas croire, surtout pas, et surtout pas dire, que les Andalous aiment faire la fête : cette réputation qui leur colle à la peau ( les Catalans sont travailleurs, les andalous chantent et dansent….les anversois sont organisés et travailleurs, les wallons sont plutôt paresseux…) ne leur plaît pas du tout, et beaucoup aimeraient s’en débarrasser : assez, disent-ils, que leurs entreprises ne soient pas prises au sérieux, assez que leurs universités n’aient pas la réputation de celles de Madrid, assez disent-ils qu’on leur impute à tort d’être en retard aux rendez-vous -*
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Actes de dévotion le Dimanche des Rameaux : les Sévillans visitent leurs églises pour admirer les Pasos et les Paliosn déjà prêts pour leurs sorties processionnelles et pénitentielles.
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Une famille de Nazaréens gagne le lieu de la réunion avant la sortie. Une fois rassemblés dans leur église, autour de leus Palio et pasos, ils font le plus souvent un Chemin de Croix en prières, juste avcant de sortir.
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A peine sorti de l’église, le Paso vire sur sa droite tant la rue est étroite.
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* Comme l’écrivait un espagnol vivant à Séville que j’ai rencontré il y a quelques années, Rodrigo de Sayaz ( je cite de mémoire ) : « …les andalous ont deux rendez-vous pour lesquels ils ne sont jamais en retard ; ce sont les rendez-vous avec la mort que sont les Corridas qui commencent toujours à l’heure à la seconde près, et la Semaine Sainte… »
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