blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

21 décembre 2011

la Femme au Musée Guimet

Classé dans : Non classé, commentaires — Mots-clefs :, , , — jvl @ 12:27

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Peu de représentations  parle réellement de la Femme.

Je veux dire que trop de représentations existent.

Et aussi que chacun , de la Femme, a ses propres représentations.

Que chacun s’en fasse sa représentation – certes.

Que chacun, au fil des temps, voit celle-ci se modeler – certes, tant mieux.

Que chacun y mette des parts de soi  ? 

Non : chacun y met tout soi, non dans une recherche d’alter égo, non dans la construction d’un être mythique, mais dans la recherche - qui n’en est pas une à proprement parler – ,  d’une  sorte de quintescence d’éléments qui comptent  .

A chacun sa chimie, son alchimie,  à chacun – comme il le peut – ce chaudron qui bout dans l’avant-cour de cette usine high-tech et dans laquelle il tourne son bois sur des recettes ancestrales  et prépare 60 kg du plus pur cristal de germanium qui soit .

Projection ,  constat,  désir, falballas, sfumato, pétrin de vrai, mixe de mythe et réalité, image, tendance-tension, rejet.

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La Femme du Musée Guimet est la représentation d’ une déesse en grès, Xème siècle, du Rajastan.

Grès comme grain de peau.

 

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Elle est aussi la représentation de tout ce que l’on peut y mettre.

 

Je la fréquente depuis 15 ans au moins.

C’est une Déesse à l’Arbre, car cet arc de cercle comme une auréole qui aurait glissé, est une solide branche d’arbre.

 

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Grès comme grain de peau.

 

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 En miroir, son dessin par une autre femme

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Miroir, encore.

 

 

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5 juin 2008

HOKUSAI au Musée Guimet de Paris

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , , — jvl @ 20:19

C’ est de GONCOURT qui l’a surnommé  » l’affolé de son art « .

J’aimerais qu’il s’en explique …

A l’entrée de l’exposition visible actuellement au Musée Guimet de Paris

(http://www.guimet.fr/HOKUSAI-l-affole-de-son-art-d ) ,

cette délectable citation de HOKUSAI :

C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin.

Sur le point de mourir, il avait demandé à pouvoir vivre encore cinq ans, pour pouvoir devenir un grand artiste.

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