C’ est de GONCOURT qui l’a surnommé » l’affolé de son art « .
J’aimerais qu’il s’en explique …
A l’entrée de l’exposition visible actuellement au Musée Guimet de Paris
(http://www.guimet.fr/HOKUSAI-l-affole-de-son-art-d ) ,
cette délectable citation de HOKUSAI :
C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin.


Sur le point de mourir, il avait demandé à pouvoir vivre encore cinq ans, pour pouvoir devenir un grand artiste.
la Femme au Musée Guimet
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Peu de représentations parle réellement de la Femme.
Je veux dire que trop de représentations existent.
Et aussi que chacun , de la Femme, a ses propres représentations.
Que chacun s’en fasse sa représentation – certes.
Que chacun, au fil des temps, voit celle-ci se modeler – certes, tant mieux.
Que chacun y mette des parts de soi ?
Non : chacun y met tout soi, non dans une recherche d’alter égo, non dans la construction d’un être mythique, mais dans la recherche - qui n’en est pas une à proprement parler – , d’une sorte de quintescence d’éléments qui comptent .
A chacun sa chimie, son alchimie, à chacun – comme il le peut – ce chaudron qui bout dans l’avant-cour de cette usine high-tech et dans laquelle il tourne son bois sur des recettes ancestrales et prépare 60 kg du plus pur cristal de germanium qui soit .
Projection , constat, désir, falballas, sfumato, pétrin de vrai, mixe de mythe et réalité, image, tendance-tension, rejet.
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La Femme du Musée Guimet est la représentation d’ une déesse en grès, Xème siècle, du Rajastan.
Grès comme grain de peau.
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Elle est aussi la représentation de tout ce que l’on peut y mettre.
Je la fréquente depuis 15 ans au moins.
C’est une Déesse à l’Arbre, car cet arc de cercle comme une auréole qui aurait glissé, est une solide branche d’arbre.
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Grès comme grain de peau.
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En miroir, son dessin par une autre femme
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Miroir, encore.
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