La terre est orpheline depuis ce matin de ses hirondelles.
Parties d’un coup, par un matin frais et brumeux.
Parties un mois à l’avance car, quasi invariablement depuis que je les observe, elles s’en vont vers le 15 septembre…
A l’atelier, la dernière couvée était encore au nid il y a deux jours; hier, elle s’envolait, aujourd’hui c’est toute la colonie qui a pris le chemin du Sud.
Tout semble vide : les pâtures qu’elles rasaient en vol serré, les airs qu’elles occupaient en y faisant des pointillés.
Curieux.
Etrange.
Pressentiment.
Je vois les grives s’abattre sur les sorbiers dont les sorbes sont mûres un mois à l’avance.
Quand les autres arriveront ( une petite partie seulement est sédentaire, l’autre est migratrice ) , c’est-à-dire normalement vers octobre, elles n’auront plus une sorbe à se mettre sous le bec.
Dans un mois les cerfs, s’ils sont restés normaux, se mettront à bramer.
Paris, rue Montorgueil, février 2009 - photo JVL - droits réservés-
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Elles sont passées ce mercredi 18 février vers 17h dans le ciel d’ardenne, je les ai bien vues, 34 grues, piquant du nez vers le Nord, Nord-est, avec leurs cris aigus discontinus bien distincts qui m’avaient fait lever les yeux au ciel…
Demain et les jours qui vont suivre, ce sera l’un des objets de discussion : vous avez vu les grues ? Quoi déjà ? Oui, je les ai vues ! Vous êtes sûr que c’était des grues ? Mais que voulez-vous que ce soit ? Si tôt , mais ce n’est pas possible, il y a de la neige encore, et il gèle encore si fort la nuit… Mais puisque je vous le dis !? Tu as entendu, Marie, il prétend que les grues sont revenues…! Oui, quelqu’un d’autre me l’avait dit mais je ne voulais pas le croire…
HIRONDELLES……pffff…….parties….
La terre est orpheline depuis ce matin de ses hirondelles.
Parties d’un coup, par un matin frais et brumeux.
Parties un mois à l’avance car, quasi invariablement depuis que je les observe, elles s’en vont vers le 15 septembre…
A l’atelier, la dernière couvée était encore au nid il y a deux jours; hier, elle s’envolait, aujourd’hui c’est toute la colonie qui a pris le chemin du Sud.
Tout semble vide : les pâtures qu’elles rasaient en vol serré, les airs qu’elles occupaient en y faisant des pointillés.
Curieux.
Etrange.
Pressentiment.
Je vois les grives s’abattre sur les sorbiers dont les sorbes sont mûres un mois à l’avance.
Quand les autres arriveront ( une petite partie seulement est sédentaire, l’autre est migratrice ) , c’est-à-dire normalement vers octobre, elles n’auront plus une sorbe à se mettre sous le bec.
Dans un mois les cerfs, s’ils sont restés normaux, se mettront à bramer.
Mais allez savoir !
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