blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

18 novembre 2011

DE CHOSES ET D’ AUTRES…

 

 

 

 

 

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VARIATIONS

 

 

La surmédiatisation orchestrée par BHL lui-même autour de son image le met dans une posture outrancière qu’il ne peut, certes, ne pas avoir voulu.

Cela s’appelle créer le personnage que l’on veut voir véhiculer.

Les critiques et  les chroniques d’une insolence rare ( voir  p.ex.  stéphane GUILLION dans Libération il y a quelques jours ) font elles-mêmes partie  – forcément même si elles sont fortuites –   du plan qu’il a mis au point.

Preuve :  aucune menace de sa part contre ses vilipendeurs.

Tout cela, qui est la pelure qu’il faut jeter, n’est possible, je veux le croire, que s’il y a un contenu derrière : c’est-à-dire une véritable action sur fond humanitaire et de véritables résultats.

Je veux le croire.

 

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Les grues repassent au-dessus de notre pays, direction le Sud.

Il existe au travers de l’Europe des sites de comptage qui tiennent des statistiques et comparent avec les années précédentes.

Vous n’y trouverez pas ceci : au-dessus de mon village passait il y a peu une compagnie de quelque 50 sujets. Une se met à dériver vers l’Est, semblant peiner. A cet instant 4 ou 5 congénères  se détachent de la formation, rejoignent la boiteuse, l’entourent, et la ramènent au sein de la formation, à la meilleure place, nul doute, cette place que nous ne pouvons connaître : celle où le filet d’air plus léger que partout ailleurs offrira moins de résistance pour une même performance.

 

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Les grives profitent de la protection légale dont elles bénéficient depuis des années : ainsi autour de moi, j’observe des nuées de grives litornes, mais aussi les mauvis, les draines et les musiciennes.

Les litornes se sont sédentarisées : en voici plus de 20, il y a quelques jours, dans une petite aubépine encore chargée de ses bons fruits. La récolte cette année a été abondante : les sorbiers ont prduit comme rarement, la virome idem, idem les sureaux.

L »aubépine  est  appréciée pour ses  qualités de régulation du rythme cardiaque, d’amélioration de la circulation coronarienne et de la nutrition du muscle cardiaque. C’est un hypotenseur, un cardiotonique et un antispasmodique, qui calme les palpitations, diminue le stress et facilite le sommeil, grâce aux flavonoïdes, aux stérols et aux triterpènes que contient la plante ( Wikipedia )

 Les grives se préparent à un bel hiver.

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Les marchés dominent le monde…oui, et alors ?

Ce n’est pas compliqué à comprendre ni malheureusement , par conséquent à admettre : pendant des décennies les pays occidentaux ont vécu au-dessus de leurs moyens, creusant la dette au son des flons-flons. Ces endettements exhorbitants ( pas un pays n’y échappe ) ont très normalement entraîné dans l’économie capitaliste   de marché  que nous connaissons ( je caricature ) des demandes croissantes de financement et d’emprunt à l’extérieur des pays concernés, c’est-à-dire ce que l’on appelle les marchés.  Ce n’est pas que ceux-ci auraient subitement pris de l’impportance en occupant comme ils le font effectivement à présent le devant de la scène, mais c’est que tout simplement les taux auxquels les pays empruntent augmentent ( du fait de la demande croissante et de certains mécanismes qui entrent alors aussi en lice comme la spéculation  )  et mettent plus encore en péril leur économie souveraine.

A qui la faute, si ce n’est à l’insouciance de ceux qui, dans chaque pays,  ont modelé année après année des budgets trop peu rigoureux ?

L’économie financière islamique commence à faire parler d’elle, comme modèle vertueux qui, force est de le constater, passe au travers de la crise que connaissent tous les pays occidentaux et donne une leçon à tous qu’il paraît cependant bien malaisé à transposer dans nos chaumières.

C’est que dans le monde islamiqe empreint du Coran, la politique financière est gouvernée par des valeurs ( interdiction des taux usuraires, solidarité etc ).

 

 

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La frontière entre le Maroc et l’Algérie n’existe pas.

Nul tracé nulle part, rien sur la carte Michelin.

Rêvons : à cette époque où les gouvernements du monde s’efforcent de sédentariser les derniers nomades, certains d’entre eux  créent les conditions idéales, en n’arrivant pas à se mettre d’accord sur le tracé de la frontière, pour provoquer de belles errances rigoureusement légales.

 

 

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Tous les guides de voyage vous le diront : il ne faut jamais – jamais – donner de l’argent aux enfants terriblement défavorisés qui vous harcèlent lorsque vous visitez leur Pays.

C’est l’ABC du voyageur.

On voit ici pourtant la tentative faite par un téméraire –    timide émule de BHL ? -   dans un village du sud marocain.

 

 

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Le regard de cette enfant :

 

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6 mars 2009

De CHIRICO à Roni HORN, en passant par l’ardenne

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CHIRICO, Hector et Andromaque, céramique 1966

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Le 24 février 09 j’ai publié ici un article sur Giorgio De CHIRICO, mais j’ai oublié deux choses.

Entretemps, en quelques jours, il s’en est passé ( des choses ) : une nouvelle formation de grues ( plus nombreuses cette fois : au moins une soixantaine ) a de nouveau tracé son V dans le ciel en piquant vers le Nord, deux bergeronnettes sont apparues avant-hier ( ce sont toujours les premiers migrateursd qui atterrissent en ardenne ) , une cigogne blanche hier ( qui ne faisait que passer et reprenait ici son souffle, sans doute égarée ) , et aujourd’hui, un couple de bruants jaunes. Mais surtout , parmi la centaine de grives qui d’un seul coup se sont mis à envahir les champs – des grives litornes en grand nombre, des grives mauvis et des draines – j’ai vu une litorne à la tête toute blanche, comme casquée, une albinos partielle pourrait-on penser…

Et ce casque blanc me ramène à ce que je devais ajouter à propos de CHIRICO.

Deux choses donc : l’avis de WARHOLL et, d’autre part une céramique de 40 cm de hauteur Hector et Andromaque.

Cette statuette date de 1966 et vient de la Fondation Isa et Giorgio de CHIRICO : elle est placée dans une vitrine, avec d’autres, en face des replay.

Voir en trois dimensions les fantômes de CHIRICO n’est pas une rencontre anodine, et la céramique laiteuse, monochrome, donne un grain aux personnages – une vie donc -, et cette statuette  surprend d’autant  plus que Hector et Andromaque sont ici dans une attitude très humaine et semblent parler un langage qui ne nous est pas tout à fait inconnu. : Est-ce Andromaque qui s’incline devant Hector en reconnaissant déjà en lui le héros qu’il est devenu, ou est-ce Andromaque qui, par l’appui qu’elle prend sur ses épaules, lui insuffle tout ce qui précisément fera de lui un héros, et si c’est cela où se trouve la force : dans la stature droite, figée et casquée d’Hector ou dans l’ondulation à peine perceptible d’Andromaque qui n’a que les plis de sa tunique sur la peau ?

Cette statue m’a paru, dans la scénographie de cette exposition, constituer la borne-repère, l’ancrage et point de départ de tous les fils car on y retrouve tout ce qui fait l’art de CHIRICO depuis sa peinture métaphysique des années 1911/1912 jusqu’aux derniers replays et aux dernières créations des années 70.

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La seconde chose que je dois ajouter est le propos d’Andy WARHOL en 1982 en face du travail de CHIRICO, qui est repris sur un panneau dans l’exposition-même et que je cite :

J’adore son œuvre et cette façon de répéter les mêmes peintures encore et encore. J’aime beaucoup cette idée, j’ai donc pensé qu’il serait formidable de le faire.

Il faudrait creuser le sujet car sauf erreur c’est dans les années 60 déjà que WARHOLL avait créé sa Factory et avait commencé la (re) production de ses sérigraphies en 3D.

Il serait évidemment intéressant de savoir s’il avait déjà vu les replays de CHIRICO à ce moment-là ou si la citation reproduite ici, qui date de 1982, est concomitante à la découverte qu’il fait de CHIRICO auquel cas tout cela ne voudrait pas dire grand-chose…sauf si par là on avait cherché , pour ces replays qui posent tant de questions et à propos desquels, je le rappelle, CHIRICO lui-même s’était refuser à donner la moindre explication, comme si donc l’on avait cherché par là à trouver un allié et donner du crédit à cette démarche tant contestée de CHIRICO .

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Quant à Roni HORNE, elle mérite d’être traitée à part et fera l’objet du prochain postage .

Roni HORNE, Clownpout (2 ) , 2002
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18 février 2009

PRINTEMPS !

Classé dans : commentaires — Mots-clefs :, , , — jvl @ 18:39

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Les grues sont revenues !

Les grues sont passées !

Paris, rue Montorgueil, février 2009 - photo JVL - droits réservés-
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Elles sont passées ce mercredi 18 février vers 17h dans le ciel d’ardenne,  je les ai bien vues,  34 grues, piquant du nez vers le Nord, Nord-est, avec leurs cris aigus discontinus bien distincts qui m’avaient fait lever les yeux au ciel…

Demain et les jours qui vont suivre, ce sera l’un des objets de discussion : vous avez vu les grues ? Quoi déjà ? Oui, je les ai vues ! Vous êtes sûr que c’était des grues ? Mais que voulez-vous que ce soit  ? Si tôt , mais ce n’est pas possible, il y a de la neige encore, et  il gèle encore si fort la nuit… Mais puisque je vous le dis !?  Tu as entendu, Marie, il prétend que les grues sont revenues…! Oui, quelqu’un d’autre me l’avait dit mais je ne voulais pas le croire…

Croire au printemps,  pas facile.

Pourtant les grues ne mentent jamais

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