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NECROLOGIE
L’artiste franco-polonais est mort samedi à 79 ans, à Rome, d’une maladie subite. Il allait avoir 80 ans le 27 août.
Un autre, il y a trois semaines, est mort à Rome également, à plus de 80 ans, victime d’un cancer.
Le premier était Roman Opalka, polonais mort à Rome, la Ville Eternelle, qui peignait le temps qui passe, la mort qui arrive – et elle est évidemment arrivée.
Le second est Cy Twombly, américain mort à Rome, Ville Eternelle.
Sa Mort de Patrocle, toile gigantesque exposée à Beaubourg, avec un splatch de couleur noire et le crayon noir qui court- qui court -qui court au long de cette longue toile de lin - écriture « la mort de Patrocle « en français et en toutes lettres…et tant de silence épais sur tant de légèreté.
Morts, donc.
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Du CARRé BLANC de MALEVITCH aux EXPOSITIONS DU VIDE
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Le Centre Pompidou présente au 4ème étage du Musée, dans 4 ou 5 salles, une exposition intitulée « vides… » .
Il s’agit en réalité d’une exposition sur les expositions ayant eu pour thème le vide…
Ainsi, au fond du Musée, juste après l’ ineffable Cy TWOMBLY intitulé Ulysse pleurant la mort de Patrocle, vous trouverez des salles rigoureusement vides, murs blancs éclatants sous un éclairage impeccable.
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Carré blanc sur fond blanc de MALEVITCH est de 1918 : ce tableau va avoir cent ans.
Cent ans avant ce tableau, INGRES n’avait pas encore commencé à peindre , et 50 ans avant naissait tout juste l’impressionnisme…
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Cette considération est vertigineuse : le carré Blanc sur fond Blanc de MALEVITCH reste en 2009 furieusement moderne tandis que l’on peut penser que les partisans de MALEVITCH en 1918 devaient tenir l’art d’Ingres pour bien convenu.
Ceci permet de mesurer la longueur de l’onde de choc provoquée par le Carré Blanc, onde de choc dont , je pense, cette exposition à BEAUBOURG est toujours l’une des suites.
Il ne s’agit pas d’une exposition sur le vide, mais une exposition sur les expositions d’artistes ayant utilisé le vide comme sujet ou objet de leurs expositions.
La 1ère en date fut sans doute celle d’Yves KLEIN en 1958 et régulièrement depuis, les galeries ont montré diverses expositions sur le vide, chacun en effet ayant sa conception du « vide « ( p.ex. une conception économique dans laquelle l’artiste allemande Maria EICHORN présenta une exposition vide à la Kusnsthalle Bern en 2001 indiquant qu’elle réservait l’argent ainsi économisé à la restauration du bâtiment ) .
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Le vide , comme le silence en musique.
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