blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

28 février 2011

JEAN-MICHEL ALBEROLA expose à LA LOUVIERE

 

 

 

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Jean-Michel Alberola, 1953, expose ses estampes à La Louvière, Centre de la Gravure et de l’image imprimée :

http://www.centredelagravure.be/

Il faut y aller  ( le Grand Hornu est à 30 km, le Musée de la Photographie de Mont sur Marchienne est à 30 km : joli triplé ).

 

 

Depuis 20 ans, je suis ALBEROLA  à la trace, depuis que j’ai découvert son travail sur le corps , huile et fusain,  dans un opus intitulé Etudier le Corps du Christ,  qu’il présenta entre autres au Centre Pompidou en  1993 dans une exposition elle-même intitulée   Avec la main droite  *

 

Je ne suis pas fanatique de sujets religieux, certes, mais le thème de la Crucifixion par exemple est l’un  des sujets l »e plus susceptible d’ évoquer  ou de provoquer  un éventail rare de sentiments qui peuvent aller  de l’horreur à la contemplation mystique avec entre les deux une déclinaison infinie de sensations et sentiments intermédiaires. La Crucifixion traverse l’histoire de l’art et la Peinture tout entière, depuis toujours, et ( parenthèses ) j’ai vu il y a quelques années à Paris une exposition sur ce thème   ( cette image ? ) avec entre autres, les crucifixions de Picasso, mais aussi Sutherland et Bacon.

 

Je ne sais qui a dit que si un extra terrestre après destruction de notre planète revenait sur terre et voyait un peu partout des milliers ( des millions ? ) de crucifix, devrait se faire une idée atrocement inexacte de notre civilisation.

 

ALBEROLA : il y a quelques années à Paris, je suis allé comme hanté les couloirs de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts ( rien que pour y prendre les odeurs, cette incursion vaut le détour…) à la recherche du cours de JM Alberola. Je n’ai eu de cesse, errant dans les étages sans demander un quelconque chemin – comment trouver si l’on demande ? comment trouver si l’on regarde un gps ? – jusqu’à trouver l’étiquette de JM ALBEROLA assez sommairement fichée près d’une porte fermée que je n’ai bien entendu pas poussée.

Ce fut une belle journée au bord de la Seine.

 

 J’ai sous les yeux, écrivant ce post, un lexique rédigé par ALBEROLA  et   M.L BERNADAC  et doit résister à vous donner quelques définitions : allez, juste une :

 

Béquille  ( et immédiatement ce mot renvoit douloureusement à l’oeuvre de l’andalou Pepe ESPALIU dont j’ai déjà souvent parlé ici sur ce blog )  : voici ce qu’en dit ALBEROLA

La béquille est la moitié graphique d’une croix. C’est vsur elle qu’ALBEROLA s’appuie pour étudier le corps du Christ. Par ailleurs il est dit que le Christ orthodoxe a une jambe plus courte que l’autre pour signifier encore plus son imperfectibilité. Je ne suis jamais à la bonne vitesse, toujours à marche droit alors que je ne marche qu’en boitant…La dissymétrie est l’axe de composition de la plupart des dessins de crucifixion : moitié gauche ou moitié droite du corps, de la croix. Comment joindre les deux bouts ? Ou l’équilibre du déséquilibre.

 

ALBEROLA aime les mots, les idées, les textes, La Boétie.

Peut-être l’avez-vous entendu dans un court entretien diffusé ce lundi 28 février au matin par Radio 3 ?

Nous avons besoin de chiens d’aveugle : mes estampes c’est un vide qui ,permet d’avancer…il faut passer du pratique au politique…je vends des médicaments, vous nêtes pas obligés de les prendre; je suis peut-être pharmacien, il y a trop d’images autour de nous, des virus internes se développent, il faut les débusquer, il faut être attentif..comment vaujourd’hui rendre la pensée meilleure, une pensée qui devienne et qui soit critique…

 

ALBEROLA le plasticien, peintre et graveur, dessinateur, porteur de mots aussi, passeur d’idées, philosophe, brasseur de textes…

 

Il faut aller à LA LOUVIERE : une quarantaire de lithos sont exposées.

Ses expositions sont rares.

 

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Ceux qui batissent des églises -  1989/1990 - Centre Pompidou, achat en 1991
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* J’ai compris ce titre plus tard, en lisant des écrits et entretiens avec ALBEROLA, qui aime les mots et les textes.  Dans les gravures, explique-t-il, la main qui dessine est la droite, celle qui incise est la gauche puisque le travail se fait à l’envers.

 

 

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19 décembre 2010

Gabriel OROZCO ( Centre Pompidou à Paris ) et Francis ALYS ( Wiel’s )

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Il y a entre eux  –  se connaissent-ils seulement ?  -   autant de choses qui les unissent   qu’il n’y en a qui puissent les séparer.

 

OROZCO  expose actuellement au Centre Pompidou  (  3 janvier 2011 )  :  il a déroulé objets, photos, petites installations  dans la Galerie Sud du Centre, au rez de chaussée, les grandes vitres donnant sur la rue, les terrasses des cafés  où les tables installées semblent l’être dans le prolongement de celles qu’il a mises lui  à l’intérieur pour y présenter  ses «  choses « .

Pour reprendre la présentation de l’exposition par le Centre : Son travail se caractérise par un vif intérêt pour les éléments du paysage urbain et du corps humain. Les incidents du quotidien et du familier, dont la poésie est celle du hasard et du paradoxe, nourrissent son travail. Les frontières entre l’objet d’art et l’environnement quotidien sont délibérément brouillées, art et réalité volontairement mélangés. Le mouvement, l’expansion, la circularité, l’articulation entre géométrique et organique, sont des constantes qui animent sa recherche plastique depuis plus de vingt ans. Cette exposition est l’occasion unique de découvrir un ensemble exceptionnel de ses dessins, photographies, sculptures et peintures, dont la plupart n’ont jamais été montrés en France. 

 

Francis ALYS, né à Anvers et habitant Mexico,  expose au Wiel’s à Bruxelles jusqu’au 30 janvier 2011.

Je vous invite à lire la présentation qu’en fait le Wiel’s : http://www.wiels.org/site2/event.php?event_id=162&PHPSESSID=4b644a19c62cfa903d1b7d28d13fa746

 

Rien  n’unit autant ces deux personnalités que le fait qu’ils sont tous deux, sans aucun doute possible, auteurs d’art  contemporain : regard sur la société dans laquelle ils sont, ambiguité des points de vue et positions, questionnements, doutes les mettant en équilibre entre pertinence et inutilité, illusions que créent les idées et les actes ( ALYS ).

 

Ce sont tous deux des poètes légers, délicats, agressifs.

ALYS      , qui s’interroge  par exemple sur la notion de frontière, expose au Wiel’s ( entrée du 2ème étage je pense )  un petit tableau à l’huile ( peu importe ) qui, une fois fixé au mur, est purement et proprement disqué  dans le sens de la longueur, le disque mordant inévitabement – et heureusement – le mur surlequel il est accroché :  la ligne est tracée, profonde ;  la frontière est née, incontournable    -    force, simplicité, éloquence, pureté du geste, mais…geste quand même !

 

OROZCO part de cercles qu’il dessinent sur des  photos , destructurant celles-ci ;

 puis, plus loin des cercles  encore mais étant le sujet même de dessins,

plus loin encore ( et là s’accomplit en quelque sorte le sens de la démarche entreprise )  une souche d’arbre sectionnée en biais, posée sur le sol, et là où devaient être visibles les cercles ou anneaux de croissance de l’arbre, OROZCO a recouvert la coupe  d’une feuille de plomb laquelle est incisée de ces mêmes cercles qu’ils dessinent un peu partout…

 

 

 

 

Finesse, élégance, communication de secrets, invitations…tout  paraît  si léger chez OROZCO, jusqu’à cette carcasse de DS transformée avec une dextérité confondante en une monoplace avant / monoplace arrière.

 

Chez ALYS, pétri de politique au sens large du terme, lui qui vit à Mexico  -  OROZCO est mexicain mais il vit partout et nulle part – , pétri du sens de l’action dans la cité et dans le monde (  video montrant qu’il entreprend de repeindre, retracer, les marques faisant les limites entre Nord et Sud de l’Amérique ), le propos est beaucoup plus engagé, moins purement esthétique oserai-je dire ( et au moment même je sens se lever les immédiates réprobations  de la plupart  ) mais efficace, efficace même si ALYS, et cela fait partie de son travail et de sa personne à coup sûr, ne peut être convaincu de ce que l’action pourra dépasser le symbole qu’elle met en œuvre.

 

 

Allez au Wiel’s !

L’exposition d’ALYS mériterait de plus amples développements que je ne peux détailler ici ; chaque video ( inventivité évidemment, mais humour aussi ) mériteraient des hommages ; idem pour la présentation de dias ( des dias ! ), ou pour des séries délicieuses de tableautins  :

 

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Les espaces muséaux du Wiel’s sont impressionnants, comme l’est la vue  sur  Bruxelles depuis le dernier étage.

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En prime : une courte exposition d’une dizaine de tableaux ( malheureusement pas les meilleurs ) d’Evelyne AXELL, artiste belge namuroise  du Pop des années 70.

 

Allez au Wiel’s ! Les petits plats de la cafét ouverte non stop sont manfestement  confectionnés par des mains marocaines  et sont délicieux !

 

 

 

 

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10 décembre 2010

Nancy SPERO, de l’air frais venu des USA – Centre Pompidou – PARIS

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L’artiste américaine ( 1926 – 2009 ) fait pour la première fois en France l’objet d’une rétrospective.

Ce mot  de rétrospective est excessif :  ce que BEAUBOURG présente est un ensemble d’œuvres sur papier, parfois litho rehaussées, gouaches, toutes de grande force et de belle – très belle pour certaine – facture, mais prise grosso modo  dans les années 1980 à 2000.

 

Nancy SPERO est une artiste engagée, une femme militante, Nancy Spero a renouvelé la pratique graphique, en marge du monde de l’art et de ses mouvements, par des pratiques et des matériaux modestes – feuilles de papier collées, impressions à la main, découpages  (   tiré de la  Présentation  faite  par  le Centre Pompidou )

 

 

Deux  salles lui sont consacrées, l’exposition se parcourt au long d’un accrochage serré de panneaux présentés comme des planches de BD.

Une révélation.

Jusqu’au 10 janvier

 

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6 août 2010

ETIENNE-MARTIN, au Centre Pomidou, jusqu’au 13 septembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

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PARIS  -   Centre Beaubourg  -  Jusqu’au 13 septembre 2010

Quinze oeuvres de ce sculpteur mort en 1995 sont actuellement présentées à Pompidou, quatre dessins, des photos.

Notamment une grande photo de son atelier, photo où l’on voit à l’avant-plan une œuvre en bois, genre totem, flanquée de couleurs primaires comme les utilisait Etienne-Martin, bien avant Markus Luppertz ou Franz West…Cette œuvre est du reste la vôtre si vous avez les  quelques euros  qu’en demande la galerie Michème Aittouarès, rue de Seine…

 

 

Le Centre Pompidou présente ainsi Etienne-Martin :

C’est dans la matière de ses souvenirs d’enfance, liés à sa maison natale de Loriol, dans la Drôme, que l’artiste reconnaîtra lui-même avoir construit son oeuvre. Il établit entre ses sculptures et cette première demeure des correspondances qu’il est souvent le seul à pouvoir déchiffrer. Fasciné par l’oeuvre et le personnage,le célèbre commissaire d’exposition Harald Szeemann fera de lui l’un des artistes clés de la section « Mythologies individuelles » qu’il met en scène à la Documenta V de Kassel, en 1972.

 

ETIENNE-MARTIN est resté cet artriste pur, à l’abri des modes, des courants et des circuits.

Un artiste n’existe pas sur la scène publique ( qui lui est nécessaire ) s’il n’a pas son héraut.

Etienne-Martin l’a trouvé en 1972 en la personne de Harald Szeeman.

Décédé en 2005, ce dernier  a signé de nombreuses expositions, à Bruxelles notamment avec  La Belgique Visionnaire au Bozar qui fut d’ailleurs sa dernière exposition ( voir le post que j’ai à cette époque mis ici sur le Blog ).

 

Cette brève exposition à Beaubourg permet de retracer son œuvre :

sculpture de bois ( il faudrait dire : du tronc-même des arbres ) ,

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petits bronzes extrêmement dessinés,

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.tressage de fils de fer d’une fine poésie,

 

 

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accumulations autour d’une pièce centrale ( ici : une ancre ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il fut l’un des premiers à ramasser des objets jetés, et à leur donner vie dans des sculptures .

Une œuvre bien inscrite dans le  XXème siècle, d’une très grande sincérité.

Une exposition nécessaire.

 

 

 

 

 

 

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18 juin 2009

KANDINSKY au Centre Pompidou jusqu’au 10 août 2009

 

 

 

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KANDINSKY  au Centre Pompidou jusqu’au 10 août 2009

 

 

Une centaine de toiles grand format de 1909 ( il est né en 1866 à Moscou )  à 1942 ( il est mort en 44 ), plus quelques dizaines de dessins et  aquarelles.

 

Un très bel accrochage, peut-être un peu trop dense pour ce qui est  la série de tableaux choisis pour la période 1911, 1912 et 13   - l’une des plus fécondes du peintre.

 

L’histoire de l’art range Kandinsky, avec Kupka, Malevitch ( et : quel est le 4ème : Mondrian ? Delaunay ?  ) comme père de l’abstraction.

 

Il s’en est toujours défendu.

Il faut s’entendre, évidemment, sur ce terme d’ abstrait  qui  depuis sa création ne cesse d’alimenter polémique et   confusion.

Moi-même, souvent, j’ai du mal à qualifier ma peinture d’abstraite : rien en effet – et c’est une évidence – n’existe qui ne soit ancré dans le réel.  Même le non figuratif, l’informel, dans ce qu’il est mais sans doute pas dans ce qu’il représente ou donne à voir ,  est nécessairement ancré dans le réel puisqu’il en fait partie. L’ambiguité vient du fait que ce que cette peinture montre  échappe au réel défini ou définissable.

 

Bref.

Kandinsky  a beaucoup écrit lui-même sur son travail, sur sa peinture ; il  n’a cessé de  chercher  à expliciter des théories.

 

Quelques clefs essentiels ( encore que le plus important serait d’aller au Centre Pompidou pour regarder, regarder, encore regarder  cette peinture qui montre tellement d’elle-même ).

Quelques clefs quand même.

 

 

 

 

1/ Très tôt ( 1895 – il a 29 ans ) , en voyant dans une exposition une Meule de foin de Monet, Kandinsky  note que l’objet faisait défaut au tableau.

Plus tard, il se rend compte que l’objet nuit au tableau  et en 1911, il peint une toile intitulée  Le Tableau avec cercle . Au dos du tableau, il est indiqué de la main de Kandinsky ou d’un assistant ( j’ai trouvé les deux versions dans mes recherches ) , mais quoi qu’il en soit cette inscription est postérieure au tableau, première toile abstraite.

 

2/ Dans cette conception d’une peinture sans objet, Kandinsky établit  très tôt le principe du contenu spirituel d’une œuvre ( son ouvrage de 1911 : Du Spirituel dans l’Art )  qu’il oppose alors au contenu matériel.

C’est la conception dualiste d’une oeuvre d’art   ( comme l’est du reste l’être humain lui-même ) :  contenu intérieur ( spirituel ) relevant de ce qu’il appellera la nécessité intérieure  et  forme extérieure ( contenu matériel ).

 

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Revenons à l’exposition.

Une centaine de toiles donc : au départ de 1908 avec quelques sujets dans lesquels la couleur  explose ( Paysage à la tour, La Montagne bleue ) et le début des toiles rangées sous les  appellations Impressions, puis   Improvisations,   et enfin  Compositions.

Ces appellations que je croyais assez rigoureuses dans leur succession  chronologique ( les impressions relevant du monde extérieur, les improvisations étant stimulées par le monde extérieur …) sont en réalité  joyeusement mêlées dans le travail de Kandinsky  :  par exemple il commencera à utiliser le terme composition  en 1910 ( Esquisse pour composition II ) alors que la même année et les années suivantes il peindra également des impressions  et aussi des Improvisations…

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Impression III, Concert, 1911
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J’ai trouvé chez Kandinsky – ce que rend bien cette exposition au parcours si complet et si riche -  les fondements de Cobra ( Impression III, Concert, 1911 ) , d’apparents emprunts à l’art pariétal ( Lyrique 1911 et surtout  Improvisation 20 – deux chevaux 1911 )  à propos desquels je n’ai pas trouvé jusqu’ici d’explication  ( ce ne peut être en effet la circonstance qu’en 1889 une Société d’anthropologie de Moscou l’envoit dans le Grand Nord pour y étudier le droit criminel chez les paysans Komis, qui a dû mettre Kandinsky au contact de lm’art pariétal…), mais aussi chez lui certains éléments de  fondements de la peinture  de Pollock,  de Sam Francis ou même d’Alberola…

 

Jusqu’à cette exposition, je fuyais un peu le travail de Kandinsky  postérieur aux  années 1920,  le trouvant si froid alors que m’apportait tant et assez son travail antérieur.

 

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 composition IX, 1936
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J’ai  découvert, à travers ce que propose le Centre Pompidou  ( qui a pu choisir des œuvres dans les plus belles collections du monde que sont notamment le GuggenHeim de New-York , et le Stadtische Galerie im Lenbachhaus und Kunsthaus de Munich ) que toutes les œuvres  postérieures aux années 1920 sont des chefs d’œuvre de grâce, de finesse,  de créativité – et que ce je prenais à tort jusque là pour des oeuvres froides, révélaient  une subtilité et une inventivité dépassant de loin le suprématisme ou le post-Klee où je pensais  pouvoir  les enfermer…

 

 

 

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