Les experts du Prado viennent de livrer ce 26 janvier, sur le site du Musée, leurs conclusions : ils ne sont pas formels quant à l’identité de son auteur ( sans doute un assistant de GOYA, le peintre Asensio JULIA ) mais ils le sont pour affirmer que le Colosse n’est pas de Goya.
« Sous une lumière adéquate, écrivent-ils, la pauvreté de la technique, de la lumière et des couleurs, de même que la différence marquée entre Le Colosse et les oeuvres principales attribuées de manière documentée à Goya, deviennent manifestes. »
Il serait à mon sens plus exact de dire que pendant 80 ansles visiteurs ont admiré un tableau en pensant qu’il était de Goya – admirable ou pas.
C’est très différent.
Il y a en effet de vrais Renoir qui ne sont pas très admirables mais que les visiteurs admirent en masse au sous-sol de l’Orangerie à Paris.
Il existe des masses de bons tableaux, anonymes ou non, que personne n’admirera jamais parce qu’ils ne sont pas dans un endroit d’admiration.
Revenons au Colosse.
Il a perdu son étiquette, le voilà démuni de son label d’admirabilité.
Il serait intéressant de voir, une fois éteinte cette histoire de disqualification qui pourra encore à elle seule intriguer les masses pendant un certain temps ( continuons donc à aller voir ce tableau dont on dit à présent qu’il n’est pas de Goya ), de savoir qui s’arrêtera encore ( s’il continue dans 10 ou 20 ans à être accroché au Prado ) pour le regarder, et le voir tel qu’il est, tel qu’en réalité il a toujours été : un impressionnant tableau incontestablement visionnaire et dérangeant daté d’une époque où l’on ne peignait pas facilement de la sorte.
Un tableau en avance sur son temps , quel qu’en soit l’auteur.
Le Colosse de Goya, n’est pas de Goya
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Les experts du Prado viennent de livrer ce 26 janvier, sur le site du Musée, leurs conclusions : ils ne sont pas formels quant à l’identité de son auteur ( sans doute un assistant de GOYA, le peintre Asensio JULIA ) mais ils le sont pour affirmer que le Colosse n’est pas de Goya.
« Sous une lumière adéquate, écrivent-ils, la pauvreté de la technique, de la lumière et des couleurs, de même que la différence marquée entre Le Colosse et les oeuvres principales attribuées de manière documentée à Goya, deviennent manifestes. »
Ainsi, pendant 80 ans, les visiteurs ont admiré quelque chose qui n’était pas admirable, écrit Le Monde ce 31 janvier 2009 (http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/01/29/le-colosse-ne-serait-pas-de-goya_1148025_3246.html#ens_id=1141464?xtref=http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/01/29/le-colosse-ne-serait-pas-de-goya_1148025_3246.html )
Il serait à mon sens plus exact de dire que pendant 80 ans les visiteurs ont admiré un tableau en pensant qu’il était de Goya – admirable ou pas.
C’est très différent.
Il y a en effet de vrais Renoir qui ne sont pas très admirables mais que les visiteurs admirent en masse au sous-sol de l’Orangerie à Paris.
Il existe des masses de bons tableaux, anonymes ou non, que personne n’admirera jamais parce qu’ils ne sont pas dans un endroit d’admiration.
Revenons au Colosse.
Il a perdu son étiquette, le voilà démuni de son label d’admirabilité.
Il serait intéressant de voir, une fois éteinte cette histoire de disqualification qui pourra encore à elle seule intriguer les masses pendant un certain temps ( continuons donc à aller voir ce tableau dont on dit à présent qu’il n’est pas de Goya ), de savoir qui s’arrêtera encore ( s’il continue dans 10 ou 20 ans à être accroché au Prado ) pour le regarder, et le voir tel qu’il est, tel qu’en réalité il a toujours été : un impressionnant tableau incontestablement visionnaire et dérangeant daté d’une époque où l’on ne peignait pas facilement de la sorte.
Un tableau en avance sur son temps , quel qu’en soit l’auteur.
Un tableau admirable, somme toute.