blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

16 septembre 2009

VIDER SON SAC ou LA FIN DE L ‘ ETE

Classé dans : Non classé — jvl @ 19:51

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VIDER  SON  SAC

 

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120x240 - 28 juin 2009
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Depuis que je  pars,

Depuis surtout que je  reviens,

Jamais je n’ai vraiment vidé mon sac à dos,

Ni nettoyé,

Ni retourné la tête en bas,

Préférant  laisser ,

Sans trop savoir vouloir ce qui y était,

Le sable des plages, des coquillages brisés, des bouts de bois, de vieux mouchoirs, des papiers qui peuvent toujours servir mais qu’à la longue il faudrait jeter ou au moins remplacer car ils ne peuvent en réalité plus servir à rien,

J’ y laissais  tout cela comme autant de souvenirs, de morceaux d’avenir, de talismans peut-être, sans trop vouloir savoir.

 

Aujourd’hui, j’ai retourné mon sac à dos,

Le sable a coulé,

Les coquillages ont tinté,

De vieilles allumettes, des  mouchoirs, de vieilles serviettes,

 

J’ai soufflé sur ce qui pouvait encore servir,

J’ai  jeté l’  inutile,

J’ai gardé ce qui était beau.

 

Sans crainte, sans regret, j’ai vidé, nettoyé,

Serein, calme, sans hâte aucune,  presque joyeux,

 

Me vint alors, et alors seulement, la vision que ce sac à dos, ainsi raffermi, était  ainsi  prêt  - plus que jamais -  à   repartir.

 

Souvent,  il faut toujours repartir à zéro.

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 50x50- 18 aout 09
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2 commentaires »

  1. Vider, se libérer, faire de la place, rendre possible le silence créateur, donner
    -se donner- un espace nouveau habíté autrement.
    Vider, oser lâcher, avoir le courage d’abandonner -s’abandonner-, se dénuder, s’offrir non pas à l’état pur, mais renouvelé.
    Vider…. écouter le sable qui coule, la musique fragile des coquillage, mais aussi la force tumultueuse de l’Océan.

    Commentaire par Clara Valdès — 17 septembre 2009 @ 18:15

  2. Renouveau

    Depuis que je suis partie,
    Depuis que je suis revenue,
    J’ai vraiment vider mon sac,
    Nettoyé,
    Retourné la tête en bas,

    Les terres, les débris de coquillages, les sables, vieux papiers, emballages de chocolats anglais, pépins de pomme, petits cailloux, coquilles d’huitres

    Et sans regret j’ai gardé les odeurs de sous-bois, les brumes matinales, les trainées de fumée, les clairs de lune, les embruns sales, le sifflement de bergeronnette …

    Une nouvelle promenade, un nouveau chemin se dessine devant moi, plus clair, plus scintillant….

    Un nouveau départ… mais pas à zéro.

    Car jamais on repart de zéro.

    Commentaire par Marie — 18 septembre 2009 @ 14:24

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