blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

25 mars 2010

codes-barres et inégalités

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Voici   ci-dessus  le code-barre de Madame X.
A bien le regarder, il ne paraît pas très différent de celui de Mr Z ci-dessous.

Tous deux, on les dirait empruntés à la nature, à la nature des arbres dirait-on, à la nature des couleurs pastels qui sourdent çà et là, discrètes et efficaces.

Tous deux on les dirait presqu’identiques, à croire, dans cette forêt de barres, que la nature profonde des unes et des autres aurait le même fond : ce fond de troncs , de branches barrant l’ espace, d’ancrage au sol, de cette façon, dirait-on à bien regarder, de tendre vers le haut.

Que finalement, cette femme qui court avec les loups aurait avec l’homme qui fait de même, le même fond , la même nature – à la différence qu’ils ne feraient pas cette course en même temps même s’ils la font avec les mêmes loups.

Presqu’identiques  ces deux codes-barres ?  Non, pas tout à fait : dans l’un on voit poindre pour la femme le droit d’accoucher sous X et d’être dans le pur déni de filiation, et pour l’homme de ne pas disposer de ce même droit. Cette inégalité, dans un domaine aussi fondamental, me crie quelque chose que les loups ne m’ont pas enseigné.

photos JVL - Ortho - 8 à 12 mars 2010

 

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1 mars 2008

De l’art pariétal à l’attribution de droits humains aux grands singes

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 Loïe Fuller, Raoul LARCHE ( ? ), stautette en biscuit, env.25 cm de H, coll. privée.


Mes périples aux sources de l’art pictural m’ont amené naturellement à m’intéresser à l’origine de l’homme pour ainsi tenter de situer l’époque à laquelle il s’est mis à peindre .

Le sujet est évidemment des plus passionnants et je n’aurais pas assez d’une vie pour l’approcher. D’autant que je ne suis ni paléontologue, ni historien, ni généticien, ni ethnographe, physicien, biologiste, astronome voire – ce dont on parle de plus en plus – psychopaléontologue…

L’histoire de l’hominidé qui devient humain, qui devient peintre, met – entre mille autres choses – en avant la notion-même d’être humain, mais aussi celle de l’animal dans la perspective de la théorie de l’évolution, et de la nature-même de l’animal. Du rôle dans lequel on l’a confiné, dans nos sociétés judeo- chrétiennes. De la méconnaissance que l’on entretient au sujet de son intelligence, de ses capacités cognitives, ses systèmes sociaux.

Or il s’élève de plus en plus de voix pour reconsidérer la condition animale, pour protéger celui-ci non plus seulement en tant qu’être vivant, mais en regard de sa spécificité, de sa  » nature profonde  » que l’on connaît si mal.

J’ai vu ( reportage ARTE – février 08 ) des corneilles utiliser un bout de fil de fer , en retourner une extrémité pour en faire un crochet et au moyen de ce crochet qu’elles introduisent dans un conduit comme un trou étroit dans un arbre, ramener à elle pour les manger les larves convoitées ….

Les grands singes ( le gorille, l’orang-outan, le chimpanzé, le bonobo ) sont plus proches de nous que des autres singes.

L’un des mouvements les plus avancés pour la sauvegarde du grand singe est le GAP ( great Apes project ).

De plus en plus de voix s’élèvent, et une pétition, initiée par des scientifiques qui font autorité, est disponible sur le net et attend vos signatures

( http://www.cite-sciences.fr/petition/grands-singes/ )

Les grands singes sont en effet menacés de disparition : on considère que dans 50 ans ils auront disparu.

De quel droit l’humain que nous sommes peut laisser disparaître un pan entier de notre propre humanité ( il est établi en effet , et cela n’est plus contestable, que nous partageons avec les grands singes une origine commune ) ?

Donner aux grands singes des droits humains .

Cette formule peut choquer, mais à la réflexion, cette proposition est salvatrice, indispensable donc.

Pascal PICQ, paléoanthropologue au Collège de France, auteur de « Nouvelles histoire de l’homme «, p.129, :

Sauver les grands singes, leur accorder des droits humainns, c’est poursuivre cette quête propre à l’Homme, celle de ses origines. La paléoanthropoogie, la Préhistoire, et l’ éthologie, n’ont pas vocation à remplacer les cosmogonies du Monde, mais elles révèlent ce que sont nos origines communes, donc universelles.
Si nous ne prenons pas conscience de cette urgence , nous aurons la responsabilité d’avoir fait disparaître à jamais ce qui unit tous les hommes dans la diversité de leurs cultures et de leurs cosmogonies.
Quel humanisme, après cela ?

 

Voir également un ouvrage tout récent ( février 2008 ) que vient de publier aux éditions Albin Michel la philosophe Elizabeth de FONTENAY :  » Sans offenser le genre humain  » -

 

 

 

 

 

 

 

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11 novembre 2007

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Classé dans : similitudes-rapprochements, tous parents — Mots-clefs :, , , — jvl @ 19:14

Profession de foi.

Il disait :  » après un effort pour copier minutieusement un caillou, un brin d’herbe, une main, que sais-je encore, je sens une ébullition mentale venir. J’ai alors besoin de créer, de me laisser aller à la représentation de l’imaginaire. La nature, ainsi dosée et infusée devient ma source, ma levure, mon ferment… »

Qui parle ? Odilon REDON.

Mais enfin, quoi, REDON, c’est le père du symbolisme, non ?

Oui, mais il avait saisi la puissance fantastique du réel.

REDON, chantre donc de la nature ?

Ben, oui et non…

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