blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

17 août 2010

HIRONDELLES……pffff…….parties….

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La terre est orpheline depuis ce matin de ses hirondelles.

Parties d’un coup, par un matin frais et brumeux.

Parties un mois à l’avance car, quasi invariablement  depuis que je les observe, elles s’en vont vers le 15 septembre…

 

A l’atelier, la dernière couvée était encore au nid il y a deux jours; hier, elle s’envolait, aujourd’hui c’est toute la colonie qui a pris le chemin du Sud.

 

Tout semble vide : les pâtures qu’elles rasaient en vol serré, les airs qu’elles occupaient en y faisant des pointillés.

 

Curieux.

Etrange.

Pressentiment.

 

Je vois les grives s’abattre  sur les sorbiers dont les sorbes sont mûres un mois à l’avance.

Quand les autres arriveront ( une petite  partie  seulement est sédentaire, l’autre est migratrice ) , c’est-à-dire normalement vers octobre, elles n’auront plus une sorbe à se mettre sous le bec.

 

Dans un mois les cerfs, s’ils sont restés normaux, se mettront à bramer.

Mais allez savoir !

 

 

 

 

 

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26 juillet 2010

Commission ADRIAENSSENS – l’enfer pavé de bonnes intentions

 

 

 

 

 

 

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Il y a quelques semaines, des perquisitions étaient menées dans l’archevêché Malines-Bruxelles, ainsi qu’au domicile du Cardinal Daneels.

Le Vatican montait en ligne : selon lui, ces perquisitions et les conditions dans lesquelles elles avaient été menées ( les membres de la Commission ADRIAENSSENS  retenus  toute une journée dans des conditions déplorables, privées de leur gsm notamment ) étaient inacceptables.

La Commission ADRIAENSSENS est cette  commission privée mise sur pied par l’Eglise et chargée de recevoir les confidences des victimes présumées de faits de pédophilie commis par des prêtres.

Raison d’être : l’accueil des victimes qui n’osaient pas déposer devant l’autorité judiciaire.

La presse se faisait par ailleurs l’écho discret d’accords pris entre cette Commission  et avec le pouvoir judiciaire, une espèce ce de modus vivendi en somme.

C’est sans doute ce qui a fait dire à CHILD FOCUS, émue par le procédé sans oser toutefois aller jusqu’à le condamner, que l’action de la justice, en saisissant les dossiers des victimes, avait rompu  la relation de confiance ( note : établie entre la Commission et les victimes ).

 

Un fait m’a frappé : le jour même et  le lendemain , c’est-à-dire  extrêmement rapidement , j’entendais à la radio des membres de cette commission, toutes d’éminentes personnes à l’évidence dévouées  à la cause et  parfaitement désintéressées, annoncer que la Commission allait démissionner, ce qu’elle a fait très vite, une semaine plus tard,  le 28 juin 2010

 

Je suis allé consulter les statuts de cette défunte Commission  -  http://www.commissionabus.be/microsite/commissionabus/content.php?ID=13855

 

L’art 16  dit ceci :

 – La Commission tient compte dans tout ce qu’elle fait, d’une éventuelle procédure en justice en cours.

La Commission peut sans préjudice de l’article 13, proposer à chaque phase de la  procédure, à l’Evêque diocésain et/ou au Supérieur majeur de la personne concernée, de prendre des mesures urgentes si la nature, la gravité des faits ou les circonstances  l’exigent.

 

 

En outre, dans des circonstances exceptionnelles, la Commission peut par la voix de son Président, informer elle-même la justice.

 

Il est proprement ahurissant de lire que cette Commission , quelque louable puisse être sa motivation, se mettait en complet porte à faux avec nos lois et notre Constitution, notamment par le fait qu’elle se susbstituait au pouvoir judiciaire, seul chargé par ,notre Constitution à instruire et poursuivre toute plainte ou toute infraction à nos lois, mais aussi par l’organisation précise détaillé à cet article 16 , et qui est illégale, savoir que dans les cas exceptionnels ( ?! ), la Commision pouvait ( alors que c’est une obligation )  alerter l’autorité religieuse.

 

 

Dans son désir sincère de vouloir   dorénavant faire face au scandale de la pédophilie qui la frappe, et alors qu’elle prétendait à rechercher dorénavant la transparence, l’Eglise mettait en place et ou continuait à tolérer le fonctionnement d’une Commission qui, quoi qu’on dise, continuait à développer  l’opacité.

 

Le Batonnier LEGROS  l’explique parfaitement  dans un article du 20 juillet 2010 publié  sur le site http://www.justice-en-ligne.be/

 

Exit la Commission Adriaenssens : on aurait pu souhaiter que l’Eglise elle-même, dans la croisade entamée pour faire le ménage, allait d’elle-même la supprimer.

Foin de pleurnichage, que diable ! l’important est que l’Eglise ait pris le chemin…

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

120x150 - huile s/toile - Jacques V Lemaire - juin 2010.
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25 avril 2010

Baltazar GARZON – suite au post du 8 avril 10

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La Presse belge de ce matin  25 avril 10 titre :

Le magistrat, qui avait notamment fait arrêter l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, est inculpé pour avoir outrepassé la loi d’amnistie couvrant les atrocités de la guerre civile espagnole et les premières années du franquisme. ( La Libre Belgique ).

 

Voilà  enfin un titre correct.

GARZON, il faut le répéter, n’est pas poursuivi parce qu’il  a essayé  de faire le procès des crimes du franquisme, mais  il est poursuivi pour avoir, dans le cadre de sa mission de juge, refuser de tenir compte de l’existence d’une Loi du Peuple Espagnol, laquelle loi s’impose bien entendu à tous tant qu’elle n’a pas été ( le cas échéant ) abrogée ou modifiée par le Pouvoir Législatif, en Espagne les Cortès.

Dans la Presse française,  Le Monde  persévère  dans ses erreurs : 

le 21 avril, il titre et écrit : «Le magistrat est poursuivi pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme. Baltasar Garzon fait ses cartons. Le célèbre magistrat espagnol s’apprête à quitter son bureau, le cabinet d’instruction numéro 5, qu’il occupe depuis vingt-deux ans à l’Audience nationale, la plus haute instance… 

 

 

Que la Vox populi, Almodovar en tête, prétende que GARZON  est harcelé par l’Audience Nationale parce qu’il gêne  – passe encore, mais passons vraiment.

Que d’autres prétendent encore ( notamment l’association humanitaire AVAZ qui multiplie les pétitions qu’elle  envoie  par mail au monde entier  ) que les règles de droit international  concernant l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité permettaient à GARZON  de recevoir la plainte des  cet  familles victimes du Franquisme et d’instruire cette plainte, devient gênant dans la mesure où cet argument prend des allures de vérité péremptoire difficilement vérifiable sur le fond .

Il faudrait au plus vite que dans les médias le point soit clairement expliqué.

Oui ou non les règles humanitaires d’aujourd’hui permettent – elles  à GARZON de recevoir la plainte  et d’agir comme il l’a fait, c’est-à-dire de tenir pour inexsitante la loi d’amnistie , qui existe bel et bien, et qui n’a pas été abrogée ni modifiée ?

Il s’agit d’une question de droit, qui n’est pas susceptible d’interprétations  diverses.
Alors, qu’attend-on pour la fournir à l’opinon pblique ?

Peur de la décevoir et , pour les Journaux et la Presse en général, de ne plus avoir de matière sensationnelle à éditer ?

Felipe GONZALEZ, socialiste et  chef du  1er Gouvernement socialiste d’Espagne dans les années 80, a déclaré il y a quelques jours que s’il fallait accepter de considérer que la loi d’amnistie est devenue sans effet ( obsolète ), alors la Constitution espagnole serait  immédiatement vidée de substance et  immédiatement l’ Espagne serait sans Constitution.

Personnellement  j’ajouterais, pour  faire  simple, que si effectivement il fallait tenir pour de facto abrogée cette loi  d’amnistie ( ce que prétendent les défenseurs de GARZON, mais ce que n’ose pas  proclamer GARZON sauf erreur ) alors d’un seul coup des millliers de poursuites pénales  pourraient être immédiatement engagées tant contre des anciens franquistes que contre des anciens républicains, puisqu’aussi bien l’amnistie réconciliait toute la population jusqu’alors atrocement déchirée en empêchant la possiblité de la moindre poursuite ar quiconque tant contre les uns que contre les autres….

Un Professeur de Droit Pénal, Jésus Maria  Silva Sanchez , publie ce dimanche 25 avril 10  dans le journal ABC ( étiquetté de droite )  un article sous le titre una Ley con plena vigencia   – que l’on peut traduire  par «  une loi avec pleins effets « , répond à cette question en disant en substance :

-         les Traité ratifiés par l’Espagne  l’ont été postérieurement à la Loi du 77. Le principe de la non -rétroactivité de la loi pénale, consacré par l’article 25.1 de la Constitution espagnole,  empêche une quelconque  modification  de cette loi de 77 ( sous-entendu : par les traités signés postérieurement ).

Sur un plan technique et pratique, scientifique et juridique,  mais fondamental dans un Etat de Droit, la Loi de 77 aparaît bien comme faisant partie intégrante des lois du Peuple Espagnol, et doit donc être respectée.

Elle ne le serait pas en autorisant les actes posés par GARZON, et, en ce cas, fût-ce par les poursuites  que des milliers de gens pourraient immédiatement entreprendre contre tous les anciens acteurs, de gauche comme de droite,  de la Guerre Civile, mettrait immédiatement l’Espagne à  feu et à sang.

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GUERNICA, dimanche ( ou lundi , selon les sources )  26 avril 1937

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Tableau commandé en 1937 à Picasso par les Républicains.

Ce tableau, par la volonté de Picasso, est resté au Moma, jusqu’après la mort de FRanco.
Il est revenu à Madrid, au Prado, en 1981.

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21 avril 2010

SéVILLE / SEVILLA – SEMAINE SAINTE / SEMANA SANTA – suite et fin

 

Suite et fin de la Semana Santa,

alors qu’elle est terminée depuis deux semaines,

et que depuis hier soir   a  commencé  la Feria de Abril…

laquelle se termine dimanche soir.

Mais il ne faut pas croire, surtout pas,  et surtout pas dire,  que les Andalous aiment faire la fête : cette réputation qui leur colle à la peau ( les Catalans sont travailleurs, les andalous chantent et dansent….les anversois sont organisés et travailleurs, les wallons sont plutôt paresseux…) ne leur plaît pas du tout, et beaucoup aimeraient s’en débarrasser : assez, disent-ils,  que leurs entreprises ne soient pas prises au sérieux, assez que leurs universités n’aient pas la réputation de celles de Madrid, assez disent-ils qu’on leur impute à tort d’être en retard aux rendez-vous -*

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1er grand rfendez-vous avec la Mort : déjà le jeudi qui précède la semaine sainte. C'est la Velada Funeraria ou
Veillée Funèbre, à l'église de la Magdalena. Le Christe est dépendu de sa Croix, et il est gisant comme un vrai mort
à la veillée funèbre. Derrière lui, la Vierge. Les fidéles défilent, baisant les pieds du Christ et ,
derrière, les mains de Marie.
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La Vierge et St-Jean instqllés sur leur Palio d'argent, prêts à sortir.
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Détail des broderies du manteau de St-Jean, accompagnant la Vierge.
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Actes de dévotion le Dimanche des Rameaux : les Sévillans visitent leurs églises pour admirer les Pasos et les Paliosn déjà prêts pour leurs sorties processionnelles et pénitentielles.

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Une famille de Nazaréens gagne le lieu de la réunion avant la sortie. Une fois rassemblés dans leur église, autour de leus Palio et pasos, ils font le plus souvent un Chemin de Croix en prières, juste avcant de sortir.

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les costaleros , les anciens " forts des halles ", jeunes gens du quartier, plutôt costauds, à qui l'honneur
est fait d epouvoir porter les pasos ( du Cristo ) et les palios ( de la Vierge ) .
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A peine sorti de l’église, le Paso vire sur sa droite tant la rue est étroite.

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le palio s’éloigne, et commence sa procession…du balcon, des vosiins lui lancent des fleurs entières et des pétales.

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* Comme l’écrivait un espagnol vivant à Séville que j’ai rencontré il y a quelques années,  Rodrigo de Sayaz  ( je cite de mémoire ) : « …les andalous ont deux rendez-vous pour lesquels ils ne sont jamais en retard ; ce sont les rendez-vous avec la mort que sont les Corridas qui commencent toujours à l’heure à la seconde près, et la Semaine Sainte… »

 

 

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19 avril 2010

Felix GONZALEZ-TORRES au Wiel’s à Bruxelles

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Felix GONZALEZ-TORRES au  WIEL’s, jusqu’au 2 mai 10.

Il vous reste juste le temps ( mais cela tombe, bien : vous l’avez ) pour courir ( prolongation jusqu’au 2 mai ) au WIEL’S à Bruxelles, pour voir une expo montée par un artiste ( Danh Vo, Viet-namien  1975 , travaillant à Berlin )  sur un autre artiste :   Félix Gonzalez-Torres ( Cuba – 1957/2006, mort du sida à 38 ans  ).

Ici,  actuellement,  il s’agit du second volet d’une exposition consacrée à la courte carrière de cet artiste nationalisé américain.

Le  1er  présentait  ( jusqu’à fin février ) une série d’œuvres choisies et installées par le commissaire de l’expo.
Le présent second volet est une véritable installation de l’artiste Viet-Namien  d’œuvres précédemment montrées mais accrochées différemment, et d’œuvres nouvellement choisies  pour la circonstance.

En offrant deux installations différentes, cette rétrospective suggère qu’il n’y a pas de façon correcte, absolue ou unique de présenter le travail d’un artiste comme Gonzalez-Torres, dont la pratique a insisté sur la fragilité de l’œuvre et interrogé les autorités de tous ordres (y compris celle de l’œuvre, de l’artiste et de l’institution).

-         Tiré du Site du Wiel’s : http://www.wiels.org/site2/event.php?event_id=160

 

J’ai cherché comment au mieux rendre compte du travail de Gonzalez-Torrés :

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 – son  portrait.

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