blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

15 février 2011

SE RECONCILIER AVEC DANIEL BUREN…

Classé dans : Non classé, architecture, commentaires — Mots-clefs :, , , — jvl @ 13:12

 

 

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Jusqu’au 22 mai 2011 : http://www.mudam.lu/

 

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SE  RECONCILIER  AVEC   DANIEL  BUREN  : 

Mission impossible direz-vous ?

 

Si vous avez envie donc de vous réconcilier,

et surtout si vous n’en avez pas envie,

 

allez jusqu’à Luxembourg-City,

monter au Kirchberg, et sur le site du Fort de vauban ( c’est à cause de cela qu’il a fallu 17 ans  pour construire le projet de l’architecte Peï – garder, pas garder, aménager, intégrer ? ),

entrer dans le MUDAM  – Musée d’art contemporain de Luxembourg.

 

Invisible , l’oeuvre de Daniel Buren se livre à vous sans crier gare, au point que  – monumentale pourtant –  vous pourriez passer à côté tout en é »tant dedans…

 

 

Si tout ceci vous donne envie, profitez de votre petit tour à Luxembourg-City pour admirer les réalisations de grands architectes contemporains.

 

Ah oui, une dernière chose : évitez, quand vous êtes dans le MUDAM, de vous demander si c’est bien Daniel Buren, ou plutôt son équipe, une équipe, enfin je veux dire quelqu’un d’autre, qui a conçu la totalité de l’oeuvre.

 

Vous risqueriez, alors que sur le  plan esthétique l’adhésion me paraît assez inévitable, de refuser la réconciliation qu’elle permet…

 

 

 

 

 

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8 mai 2010

TROGLODYTES

Classé dans : Non classé, architecture — Mots-clefs :, , , — jvl @ 8:09

 

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Ce minuscule oiseau , l’un  des plus petits de la gent ailée ( je vous  passe le poids et la taille ),

est un beau chanteur*,

mais aussi un bel architecte.

Facétieux aussi.

Le voici qui a construit ce nid, près de mes toiles, sur un nid d’hirondelle qui est abandonné depuis plusieurs  années.

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60X60 - huile s/toile - JVL - 7 mai 2010
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Nid construit en moins d’une semaine, fait uniquement de mousse et encore – de la même mousse : alors qu’il en a de diverses espèces à sa disposition, il a choisi celle-là.

Comme ce nid est tout neuf, la mousse a encore ce beau vert qu’elle a en naissant au pied des épiceas.

Vert de vert sur terre de sienne pâlichonne.

Entrelacs délicats de brins de mousse sur fondation de béton.

Le trou est un rond parfait.

Le troglodyte construit ainsi, à toute vitesse, plusieurs nids en même temps. Il chante ensuite pour attirer la femelle, qui choisit celui où elle va pondre.

Les autres nids dédaignés serviront néanmoins : au mâle pour venir s’y reposer, et aux petits plus tard quand ils auront envie d’un kot.

Cela nous parle furieusement, non, ce genre d’organisation ?

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*j’admire ceux qui sont capables d e transcrire en mots la définition du chant des oiseaux. Va donc pour celle que donne  le guide des oiseaux d’Europe   , une de mes bibles en la matière, éd. Delachaux et Niestlé   :  cris sonores, durs tit-tit-trit-ou tserrret-tetettt…chant très fort et prolongé, mélange de notes stridentes et de trilles aigûes, au rythme très rapide.
 
Voir aussi,  Oiseaux chanteurs , éd. Gründ, p.54

 

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16 avril 2010

Séville/Sevilla – la rue

Classé dans : Sevilla-Séville, architecture, la rue — jvl @ 19:31

 

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Vous vous mettez exactement à la place de la brouette,

vous vous retournez, et

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juste en face, voici ce que vous voyez :

de l’autre côté de la rue, un mur entièrement badigeonné d’ocre clair,

balconmuré,

ferronnerie peinte avec tout le reste : tout ce mur va disparaître, voué à la démolition.

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et sur ce mur qui aura disparu la prochaine fois que vous  passerez dans la rue, quelqu’un a délicatement posé

quelques fins

traits de calligraphie urbaine.

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vous vous retournez vers l’endroit d’où vous étiez tout à l’heure  lorsque vous avez dû pousser la brouette pour

vous y mettre ,

trop tard,

la porte s’est refermée.

C’est qu’il est 11h, l’heure de la tostada,

ou 15h l’heure de la siesta.

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Remarquez le petit personnage féminin, en bas : un peu plus loin,  vous allez voir : il va trouver où s’habiller chic.

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Angle de rue au coin cassé,

comme une croupette de toit ardennais,

comme un angle de vieux meuble liégeois,

trottoir en courbe, blocs affaissés, grille fatiguée qui ne laisse plus rien passer,

sur la porte, la partie la plus blanche est nécessairement la dernière feuille qui s’y  colla  :

elle annonce un concert de flamenco qui n’est vieux que de trois ans.

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concert de flamenco, voiture à vendre,

figé,

mais poussent les herbes à chats.

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Je vous le disais plus haut : la petite fille  à droite a trouvé à gauche une petite robe jaune.

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Gracieux, on dirait un début réussi de Ménine,

les courbes de ses hanches,

à gauche et à droite, un peu fortes dirons-nous,

ont eu du mal à rentrer dans la maison : il a fallu ragréer les angles -  ragréages réussi lui aussi.

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On dirait qu’une fanfare, une grosse fanfare avec de gros tromblons, en passant y a collé ses sons.

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Roman  est le fiancé d’Alicia.

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15 avril 2010

CHEFS-d’OEUVRE en RUE

Classé dans : Sevilla-Séville, architecture, la rue — Mots-clefs :, — jvl @ 17:58

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Sevilla,

chefs- d’oeuvre en rue,

chefs-d’oeuvre de la rue.

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Palissade masquant un chantier de démolition, pignon de maison, linge qui sèche.
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Jeudi saint -
Jour férié national en Espagne, sévillane ce jour-là, habillée de mantilla.
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plus de 4 mètres de long, quand même...
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chef-d'oeuvre, non ?
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Fresque gigantesque - Sevilla - 2009.
la fresque a disparu - 16 avr 10 - photo jvl.
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c'est sans conteste le chef-d'oeuvre des chefs-d'oeuvre, et plus encore.
Tout est quasi parfait, bien pensé, bien étudié, on sent bien les nombreux dessins préparatoires,
les expériences de physique, de chimie, de résistance des matériaux, les études grattage, collage,
les études d'insertion de végétaux, la science de l'encadrement-pur béton, la surveillance du
 temps qui passe et sa maîtrise.
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au fond du couloir, un patio. Et au fond du patio, un petit magasin, oserais-je dire vieillot.
C'est sa vitrine que l'on voit ici. Dans cette vitrine, qui ferait pâlir Arman : une involontaire
accumulation de soutiens-gorge ( involontairement ) roses, démodés, grande taille.
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