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Ce minuscule oiseau , l’un des plus petits de la gent ailée ( je vous passe le poids et la taille ),
est un beau chanteur*,
mais aussi un bel architecte.
Facétieux aussi.
Le voici qui a construit ce nid, près de mes toiles, sur un nid d’hirondelle qui est abandonné depuis plusieurs années.
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60X60 - huile s/toile - JVL - 7 mai 2010
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Nid construit en moins d’une semaine, fait uniquement de mousse et encore – de la même mousse : alors qu’il en a de diverses espèces à sa disposition, il a choisi celle-là.
Comme ce nid est tout neuf, la mousse a encore ce beau vert qu’elle a en naissant au pied des épiceas.
Vert de vert sur terre de sienne pâlichonne.
Entrelacs délicats de brins de mousse sur fondation de béton.
Le trou est un rond parfait.
Le troglodyte construit ainsi, à toute vitesse, plusieurs nids en même temps. Il chante ensuite pour attirer la femelle, qui choisit celui où elle va pondre.
Les autres nids dédaignés serviront néanmoins : au mâle pour venir s’y reposer, et aux petits plus tard quand ils auront envie d’un kot.
Cela nous parle furieusement, non, ce genre d’organisation ?
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*j’admire ceux qui sont capables d e transcrire en mots la définition du chant des oiseaux. Va donc pour celle que donne le guide des oiseaux d’Europe , une de mes bibles en la matière, éd. Delachaux et Niestlé : cris sonores, durs tit-tit-trit-ou tserrret-tetettt…chant très fort et prolongé, mélange de notes stridentes et de trilles aigûes, au rythme très rapide. Voir aussi, Oiseaux chanteurs , éd. Gründ, p.54
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SE RECONCILIER AVEC DANIEL BUREN…
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Jusqu’au 22 mai 2011 : http://www.mudam.lu/
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SE RECONCILIER AVEC DANIEL BUREN :
Mission impossible direz-vous ?
Si vous avez envie donc de vous réconcilier,
et surtout si vous n’en avez pas envie,
allez jusqu’à Luxembourg-City,
monter au Kirchberg, et sur le site du Fort de vauban ( c’est à cause de cela qu’il a fallu 17 ans pour construire le projet de l’architecte Peï – garder, pas garder, aménager, intégrer ? ),
entrer dans le MUDAM – Musée d’art contemporain de Luxembourg.
Invisible , l’oeuvre de Daniel Buren se livre à vous sans crier gare, au point que – monumentale pourtant – vous pourriez passer à côté tout en é »tant dedans…
Si tout ceci vous donne envie, profitez de votre petit tour à Luxembourg-City pour admirer les réalisations de grands architectes contemporains.
Ah oui, une dernière chose : évitez, quand vous êtes dans le MUDAM, de vous demander si c’est bien Daniel Buren, ou plutôt son équipe, une équipe, enfin je veux dire quelqu’un d’autre, qui a conçu la totalité de l’oeuvre.
Vous risqueriez, alors que sur le plan esthétique l’adhésion me paraît assez inévitable, de refuser la réconciliation qu’elle permet…
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