blog de Jacques V. Lemaire, peintre.

23 avril 2010

FERIA – s’y rendre, et commencer à tourner…

Classé dans : Sevilla-Séville — Mots-clefs :, , , — jvl @ 22:09

.

.

.

Il y a 36 façons de se rendre à la Feria :

à pieds ( souvent les dames portent  des sandales de cordes à semelle compensée, qui permet de marcher );

.

.

.

avec le bus : souvent deux bus – le premier vous conduit au Prado, et le second est un bus spécial qui part du Prado ( avec parfois des queues d’attente de plusieurs centaines de mètres ) et qui vous conduit à la Portada de la Feria. Le bus normal est au prix normal de 1,2O € mais le bus spécial est au tarif unique de 1,50 € – autrement dit, aller et retour par bus pour une famille de 4 enfants coûtera l’équivalent de plus de 1.OOO F belges anciens…

.

.

.

.

.

en taxi : ils en profitent, comme tous les services, tous lescommerces à Séville. Au prix normal, il faudra ajouter 1,99 € le jour et quasi le double la nuit…

en voiture à moteur : il vous faudra du temps, votre empreinte écolo va en prendre un sacré coup, et il faudra ensuite garer …autant l’oublier.

en coche de caballos : pas donné au commun des mortels, mais la condition d’immortel n’est pas indispensable.
Les deux dames ici attandaient au bord de l’avenue déserte; est arrivé leur coche de caballos dans lequel avaient déjà pris place leurs amis montés plus tôt.Coût : indéterminable.

.

.

.

.

à cheval : il y a de la place pour un ou deux, parfois trois. Mais les chevaux doivent quitter la Feria à 2Oh, comme les équipages. Condition : avoir un cheval, savoir bien monter, aimer boire et conduire. Tous les cavaliers ont à l’arrière, tel le motard qui souvent tient au bras  un casque supplémentaire , une couverture prête à recevoir les assises – souvent  équines –   de copines aguerries.

.

.

.

.

la moto, le scooter : ici les scènes sont dignes des grands maîtres du cinéma.  J’ai entendu dans le bus, mais ne l’ai pas vu, qu’une fille en croupe sur un scooter, et casquée comme il se doit, avait collé sur son casque la fleur qu’elle destinait à sa chevelure une fois décasquée…

.

.

.

.

.

Ici, nous sommes arrivés : dans les casetas, cela rit, cela crie, cela parle, cela boit, cela mange, mais – surtput – cela tourne…

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

_______________________________________________________________________

SEVILLANA, de mères en filles…

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , — jvl @ 12:37

.

.

.

Voici ce qu’illustre bien les propos de mon  post d’hier sur la tradition familiale comme moteur d’enseignement et de perpétuation de la Sevillana.

On voit ici  dans une caseta danser  en même temps la grand mère ( robe blanche ), la maman ( dans le miroir ) et la chica.

 

.

Le petit frère se joint à elles…

.

.

La sevillana est divisée en quatre parties ( les  coplas ) , avec chacune trois mouvements chaque fois différents.

.

A la fin de chaque copla, les danseurs terminent topujours en élevant le bras et en dépliant la main, qu’ils tiennenet un instant en l’air, le temps de reprendre le battement de s mains en attendant la copla suivante.

Ce final, que l’on voit ici, est identique pour chacune des quatre parties.

.

.

21 avril 2010

FERIA de ABRIL, de Séville / Sevilla

Classé dans : Non classé — Mots-clefs :, , , , , , , — jvl @ 12:57

 

.

La Feria de abril de Sevilla  , ainsi appelée parce qu’elle se déroule toujours en avril ( elle commence 15 jours après Pâques, et il faut qu’un jour au moins se trouve en avril, dure une semaine ; elle était à l’origine une Foire commerciale au bétail, qui se déroulait au Prado.
Elle est aujourd’hui la vitrine ce qui  se fait de plus festif, de plus élégant et de de plus coloré en Andalousie. Elle reste  aussi pour certains l’occasion, dans des casetas privadas,  de recevoir des clients étrangers et de conclure avec eux – un chef d’entreprise sévillan me disait qu’il attendait, si le volcan l’autorise, un Kazakh et un Lituanien pour finaliser  avec un eux un contrat  discuté depuis des mois.
Chevaux et équipages, apprêtés avec une  sobriété ( parfois )  à et un raffinement ( toujours )  bouchonnent dans les rues, alors que de partout affluent femmes, filles et enfants en robes flamencas,  messieurs soignés , jeunes gens en costume  ou en T Shirt.

.

;

.

.

.

.

.

.

.

Vous verrez en ville  des myriades  de petites scènes amusantes et colorées :  ainsi hier soir, dans les phares du taxi, un   scooter rouge conduit par un jeune homme casque et costume, avec  en amazone derrière lui une jeune fille habillée de  flamenca jaune vif, escarpin du même jaune : dans les phares et la nuit, l’on ne voyait que la courbe de la carrosserie arrière du scooter rouge vif, le bas des jambes habillés de volants jaunes vifs, et les escarpins avivés par les phares.

Le spectacle est dans la rue, virevoltant, chatoyant, coloré – et l’on est soulagé quelque fois, ayant pu craindre un moment que la perfection était descendue sur terre, de croiser une jeune fille ou une femme un peu moins gracieuse, un peu moins violoncelle – bref, ressemblant enfin à vous et moi.

Musique et Manzanilla, celle-ci coupée d de spa citron comme on dirait chez nous, half en half comme on dirait au Cirio, ce qui permet de boire toute la journée ( à pied, à cheval, en calèche, en dansant : rares sont ceux et celles qui n’ont pas le verre de Manzanilla à la main ) , et musique .

.

.

La Sevillana, qui est cette danse d’inspiration flamenca  mais sur les origines de laquelle les hypothèses vont bon train, cette danse qui rend les mains plus gracieuses, les sourires encore plus souriants, les yeux brillants, les volants des robes  virevoltants,  les hanches plus arrondies, quelques pas de côté à gauche, puis à droite, on tourne,  quelques pas de nouveaux, puis  on passe, on tourne, une fois, deux fois, on repasse : chacun la danse avec  sa personnalité, ce qui devient un «  style « , les hommes ne la dansant que depuis peu car à l’origine seules les femmes  la dansaient entre elles. Certains hommes la dansent comme s’ils toréaient, certaines femmes la dansent comme si elles voulaient exprimer le meilleur de leur beauté, le meilleur de leur séductibilité.
Il existe des écoles de Sevillana, mais  la filière d’enseignement de cette danse est la famille et l’école : les mères l’apprennent à leurs filles, qui l’apprendront à leurs filles…et leurs garçons.  J’ai entendu la directrice d’une école  de Sévillane parler à ses petites élèves ( de 5 ou 6 ans ) qu’elles avaient à séduire.  Cette aveu, cette directive, m’avait impressionné – et je le reste, tant je me dis qu’il reste du chemin à faire pour extirper de l’éducation donnée aux filles ce qui va très rapidement faire obstacle à une vie d’égalité entre les sexes.

.

.

.

.

Mais foin d’esprit chagrin, la Feria dure une semaine, et hier n’était que le premier jour.

Aujourd’hui, l’on y retourne…

.

.

.

.

.

.

.

;

_____________________________________________________________________________________

SéVILLE / SEVILLA – SEMAINE SAINTE / SEMANA SANTA – suite et fin

 

Suite et fin de la Semana Santa,

alors qu’elle est terminée depuis deux semaines,

et que depuis hier soir   a  commencé  la Feria de Abril…

laquelle se termine dimanche soir.

Mais il ne faut pas croire, surtout pas,  et surtout pas dire,  que les Andalous aiment faire la fête : cette réputation qui leur colle à la peau ( les Catalans sont travailleurs, les andalous chantent et dansent….les anversois sont organisés et travailleurs, les wallons sont plutôt paresseux…) ne leur plaît pas du tout, et beaucoup aimeraient s’en débarrasser : assez, disent-ils,  que leurs entreprises ne soient pas prises au sérieux, assez que leurs universités n’aient pas la réputation de celles de Madrid, assez disent-ils qu’on leur impute à tort d’être en retard aux rendez-vous -*

.

1er grand rfendez-vous avec la Mort : déjà le jeudi qui précède la semaine sainte. C'est la Velada Funeraria ou
Veillée Funèbre, à l'église de la Magdalena. Le Christe est dépendu de sa Croix, et il est gisant comme un vrai mort
à la veillée funèbre. Derrière lui, la Vierge. Les fidéles défilent, baisant les pieds du Christ et ,
derrière, les mains de Marie.
.
La Vierge et St-Jean instqllés sur leur Palio d'argent, prêts à sortir.
.

Détail des broderies du manteau de St-Jean, accompagnant la Vierge.
.

Actes de dévotion le Dimanche des Rameaux : les Sévillans visitent leurs églises pour admirer les Pasos et les Paliosn déjà prêts pour leurs sorties processionnelles et pénitentielles.

.

Une famille de Nazaréens gagne le lieu de la réunion avant la sortie. Une fois rassemblés dans leur église, autour de leus Palio et pasos, ils font le plus souvent un Chemin de Croix en prières, juste avcant de sortir.

.

les costaleros , les anciens " forts des halles ", jeunes gens du quartier, plutôt costauds, à qui l'honneur
est fait d epouvoir porter les pasos ( du Cristo ) et les palios ( de la Vierge ) .
.

.

.

.

.

.

A peine sorti de l’église, le Paso vire sur sa droite tant la rue est étroite.

.

.

le palio s’éloigne, et commence sa procession…du balcon, des vosiins lui lancent des fleurs entières et des pétales.

.

.

.

_____________________________________________________________________________________ 

______________________________________________

* Comme l’écrivait un espagnol vivant à Séville que j’ai rencontré il y a quelques années,  Rodrigo de Sayaz  ( je cite de mémoire ) : « …les andalous ont deux rendez-vous pour lesquels ils ne sont jamais en retard ; ce sont les rendez-vous avec la mort que sont les Corridas qui commencent toujours à l’heure à la seconde près, et la Semaine Sainte… »

 

 

.

 

 

__________________________________________________________________________________________

19 avril 2010

Felix GONZALEZ-TORRES au Wiel’s à Bruxelles

Classé dans : commentaires, expo — Mots-clefs :, , — jvl @ 20:58

 

.

Felix GONZALEZ-TORRES au  WIEL’s, jusqu’au 2 mai 10.

Il vous reste juste le temps ( mais cela tombe, bien : vous l’avez ) pour courir ( prolongation jusqu’au 2 mai ) au WIEL’S à Bruxelles, pour voir une expo montée par un artiste ( Danh Vo, Viet-namien  1975 , travaillant à Berlin )  sur un autre artiste :   Félix Gonzalez-Torres ( Cuba – 1957/2006, mort du sida à 38 ans  ).

Ici,  actuellement,  il s’agit du second volet d’une exposition consacrée à la courte carrière de cet artiste nationalisé américain.

Le  1er  présentait  ( jusqu’à fin février ) une série d’œuvres choisies et installées par le commissaire de l’expo.
Le présent second volet est une véritable installation de l’artiste Viet-Namien  d’œuvres précédemment montrées mais accrochées différemment, et d’œuvres nouvellement choisies  pour la circonstance.

En offrant deux installations différentes, cette rétrospective suggère qu’il n’y a pas de façon correcte, absolue ou unique de présenter le travail d’un artiste comme Gonzalez-Torres, dont la pratique a insisté sur la fragilité de l’œuvre et interrogé les autorités de tous ordres (y compris celle de l’œuvre, de l’artiste et de l’institution).

-         Tiré du Site du Wiel’s : http://www.wiels.org/site2/event.php?event_id=160

 

J’ai cherché comment au mieux rendre compte du travail de Gonzalez-Torrés :

.

 – son  portrait.

.

_______________________________________________________________________________________

« Articles plus récentsArticles plus anciens »

Propulsé par WordPress