Il n’y a plus aucune provocation quelconque en 2008 à présenter Jeff KOONS dans un lieu tel que le Chateu de Versailles.
Cela fait polémique pourtant,
( exposition du 10 septembre 2008 au 14décembre 2008 : http://www.jeffkoonsversailles.com )
Jeff Koons, qui de son propre aveu veut faire de l’art pour le plus grand nombre, est aujourd’hui l’artiste vivant le plus cher au monde.
De mauvaises langues font le rapprochement entre le fait que l’exposition KOONS à Versailles a été promue par celui-là même ( l’ancien Ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon ) que François PINAULT , grand collectionneur de KOONS qui en présente en permanence dans et devant son Palais Grazzi à Venise, avait choisi comme directeur de sa Fondation, et que cette expo à Versailles ne pourra que consolider la cote de l’artiste…
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

La NATURE IMITE L ‘ ART
Cette phrase n’est pas de moi.
Rapportée par Orson Welles ( mais mes souvenirs ne sont plus très certains ), cette phrase aurait été dite par PICASSO au torero Luis Miguel DOMINGUIN .
Connaissez-vous, dans toute l’Europe, et en plein été, plage plus belle, plus vaste, plus colorée, aussi peu fréquentée ?
L’adresse n’est pas à vendre, à aucun prix – je la garde.
***
Mais revenons à Picassso, Orson Welles et au Matador luis M. Dominguin .
La Nature imite l’art,
Cette boutade nous invite en tous cas à voir le réel autrement.
http://fondation.cartier.com/main.php?lang=1&small=0
qui s’intituaitt ETRE NATURE , et qui explorait l’art et le vivant.
Les informations données par le site de Fondation Cartier sont malheureusement très sommaires.
Je me souviens de certaines œuvres qui n’étaient rien d’autre qu’une restitution à l’identique d’un morceau de pierre. Un artiste s’était donc attaché, travail de titan, à reconstituer à l’échelle très exacte un caillou ou un morceau de rocher : la couleur, la texture, la matière – tout était parfait, au point que présentés côte à côte il était rigoureusement impossible pour le visiteur d’identifier l’original de la copie.
Quelle démesure interpellante entre l’entreprise gigantesque que représentait un tel travail de reproduction servile, et l’apparence aussi banale de l’oeuvre finie si elle était retirée de son contexte !
++++++++++++++++++++++
Je vous le redemande : connaissez-vous en Europe une autre plage que celle-ci qui, en plein été, soit aussi dépeuplée ?
Où l’on trouve de telles coquilles saint-jacques sur de tels brocards ?
Où l’été soit aussi bleu ? Où l’on trouve comme ici d’énormes lèvres noires poudrées d ‘ étincelles posées à même le sable ? Où l’ocre du sable soit à l’égal de celui des arènes où toréait Luis Miguel Dominguin en même temps qu’il donnait naissance à un fils dont Pablo Picasso devenait le parrain ?
+++++++++++++++++++++++